Le 21 janvier 1995

Cet article est référencé dans : archives personnelles

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Tu n’es pas venu. Je pense que tu dors. Je me suis levé très tôt malgré notre escapade nocturne. Je ne me souviens pas de tout. J’ai des hématomes partout et j’ai du mal à plier le bras. Je me souviens très clairement que tu m’as dit « je t’aime, mais je ne t’aime pas ». Condamnation. Et tu as ajouté que tu trouvais « horrible » l’idée de vivre avec moi. Je me rappelle parfaitement de la dernière discussion à propos de ta santé et que je t’ai serré dans mes bras et que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps lorsque tu as posé ta tête sur mes genoux dans le taxi. Et que le taxi a compris qu’il se passait quelque chose de grave, qu’il nous parlait de façon très douce et très gentille et qu’il ne nous a pas fait payer l’intégralité de la course.

Maintenant, je me sens résigné. L’espoir s’évanouit. Il ne reste qu’un grand vide.

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