Le 24 novembre 1995 -1 avant son anniversaire

Cet article est référencé dans : archives personnelles

Transcription numérique de mes archives pré-numériques :

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Elle apporte une nouvelle toile :  » La dernière petite bonne femme », et la pose dans l’appartement.

Cette toile m’accroche. J’y reviens. Je la regarde, parfois la tête vide, parfois amusé et parfois interrogatif. Elle ne me fait pas ce que d’autres tableaux d’elle m’ont fait. Je suis comme devant un vide. Même si je lui en ai parlé, trouvant des choses à dire, je ne sais pas vraiment. Je suis face à une étrangeté. Elle est le pendant à l’autre. Autant je me sentais des affinités avec son « bonhomme rouge », autant celle-ci m’attire, me séduit, et me laisse perplexe. Elle est, cette petite bonne femme, à la fois attirante et lointaine. Encore une histoire de sexualité féminine inaccessible. Quand je l’écoute parler de sa sexualité, j’ai parfois l’impression que la sexualité du mâle se réduit à un bête mouvement de hanches. Elle me parle d’implication de tout son être, de son esprit constamment en éveil, même dans la jouissance. Elle me parle de l’importance des images. Plus elle me parle et plus l’homme n’est qu’un animal. Elle devient le seul être humain psychologique et spirituel. Ce qu’elle me raconte, c’est que sa libido n’est pas mécanique ou biologique, mais une véritable mystique du sexe. Et voilà que le ventre de celle-ci, sur la toile, est le centre du cosmos. Le spirituel du sexe. « Mon amour est dans mon cul » dit-elle. Ça ne veut pas dire qu’elle n’est que sensation physique. Elle dit que son cul contient son âme.

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