Les herbes folles de Volodine

Antoine Volodine projette dans le futur les dislocations présentes. Oui. Comme il se doit. Antoine Volodine raconte la fin de l’espèce, encore et encore. Antoine Volodine se projette après les dislocations. Il se sert des dislocations passées, les projette, les répète, les accroche en boucle en chapelet. Il exerce aussi un salutaire déplacement du centre, des pôles même, qu’il appelle « post-exotisme », dont il se moque pour avoir l’air de rien, mais le lecteur n’est pas dupe. 

Je suis dedans, dans Terminus radieux, ballotté par des vents radioactifs et des chants sorcières, étonnamment bien, surpris d’y être bien. Plus stable que dans les songes de Mevildo, plus fluide, plus doux aussi. J’y suis bien pour une raison fondamentale, plus encore que l’écriture, parce que je ne sais pas où me mène Volodine. J’y suis pour ça. Même si je commence à comprendre ses logiques…

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