Mort de monstres en série

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Michel Serrault, dimanche, Bergman, Bergman, merde, lundi, et Antonioni mardi… Drôle d’été. Serrault n’est qu’un interprète, il n’a pas été sifflé, et les films que la tv va ressortir sont les moins bons, c’est couru, et les deux autres, ont dû subir, et subir.

Bergman, on lui a reproché la forme… Mais je me demande de plus en plus, si ce culte du style, de la forme, très intello-français, n’est pas une crétinerie. J’en ai entendu, j’en ai lu, comme quoi intel, c’est pâs grave si c’est un salopard, puisqu’il a le style, que ce film est important, dans l’histoire du style, et que c’est pas grave s’il dit rien, en fait. Mais le style, donc la forme, est ce qui vieillit le plus, et un jour, le style est démodé, et il finit même par n’être plus lisible, quand on commence à oublier les polémiques esthétiques du temps. Alors, ne reste que le fond, le discours, le dit, le sens, qui se détache quelque soit le style, et on comprend, avec le temps, que c’est pas la même chose, que les films de Bergman parlent universel, que ça reste, que c’est là, et quelques stylistes semblent bien fade, à côté, fausse gloire d’un temps.

Bergman me parle, je vieillis lentement et je comprends ses films, Godard m’emmerde, il me saoule, il est démodé.

Aller, Serrault va squatter ailleurs, éternellement, meilleur personnage de Mocky.

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