Nous sommes traversés

Cet article est référencé dans : fatrasie, mélancolie

C’est étrange que nous nous entêtions à nous croire étanches comme des outres trop pleines de nous même, sans autre interaction avec notre environnement que les chocs provoqués par les vents de nos vies.

Non, nous sommes traversés complément ajourés totalement emmêlés à ceux qu’on approche. Nous respirons le fond des poumons de tous ceux qui partagent nos routes. Nous absorbons tout des autres et les peaux laissent tout passer. Nous sommes le lieu ouvert d’un orage perpétuel, conflit d’énergie sans frontière.

Nous nous imaginons seuls alors que nous devrions jouir chaque seconde de tous ces courants qui se mêlent en nous.

Écoute donc tout ce qui te traverse. Écoute. Écoute tout ce qui te vient et tout ce qui te quitte. Écoute toutes ces choses qui se jouent en toi, qui s’échappent par les sens, par le langage, par le regard, par ce lieu étrange qui te fait deviner ce que tu ne devrais pas savoir.

Nous sommes traversés

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