Pour écrire

Je lis par intermittence le livre que Mai Li m’a tendu au café, il y a deux jours. c’est déjà un miracle que je lise un livre. Mais oui, je lis par bribes ce tout petit livre « L’urgence et la patience » de Jean-Philippe Toussaint, cet écrivain dont je possède déjà deux livres sans les avoir lus. Je lis et le trouve vaniteux. Je le dis à Mai Li, qui aime cet auteur, mais en convient. Je tempère en lui trouvant une joie enfantine à être / à se vivre / à se voir / à se raconter écrivain qui est presque attendrissante.

Évidemment, le sujet, l’écriture, renvoie à soi et à son propre rapport à l’écriture. Je ne me reconnais pas dans ce que raconte Jean-Philippe Toussaint. Je voulais écrire, longtemps, sans arriver à sortir autre chose que « je pars » (phrase lapidaire dont je me moquais pour son double sens) et quelques poèmes que j’espère disparus.

Et ensuite, le web est arrivé, et les blogs, et les exercices quotidiens d’écriture qu’ils suscitent. Et plus jamais je n’ai eu de problèmes pour écrire. Non, ce qui a disparu, en ce moment, c’est l’envie. Oui, avant, j’avais envie sans l’organe. Maintenant, j’ai l’organe — il vaut ce qu’il vaut — et pas particulièrement l’envie… Pour des raisons diverses. Peut-être, surtout, par peur de ressasser des douleurs.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :