télévision

Satyre médiatique

Satyre médiatique

faune1Dimanche 15 mai 2011,

Nous nous sommes réveillés dans un monde légèrement différent. C’est le propre des événements historiques, de modifier plus ou moins subtilement la qualité du réel.

Bien sûr, nous ne sommes pas en guerre, et donc notre vie quotidienne va rester ce qu’elle est encore quelque temps…

Malgré tout, il semble que beaucoup de gens ont perçu l’arrestation par la police américaine d’un hypothétique futur président de la République comme un tremblement conséquent du sol sur lequel ils pensaient construire les fondements de leur perception du monde.

Le détail dans la publicité

Le détail dans la publicité

Depuis environ deux ans, une campagne de publicité TV signée « Publicis Dialog » tente lentement d’éroder le capital prestige d’un grand acteur français : Jean Rochefort. La publicité se présente sous la forme de petits sketchs, qui mettent en scène un personnage récurent, Jean Rochefort donc, qui est allergique aux contraintes de toute sorte, et fini toujours par justifier ses caprices par le slogan de la marque « amaguiz.com » : « à ma guise ». Cet assureur avait déjà troublé la quiétude du petit monde du graphisme publicitaire en arborant un logo qui évoquait celui d’Amazon.com, et faisait même plus qu’évoquer celui d’un vendeur de matériel de golf en ligne, qui, pot de terre contre pot de fer et malgré son antériorité, dû changer de logo.  Il semble ensuite qu’un épisode de cette série publicitaire TV dans lequel Jean Rochefort y abandonne son animal domestique (un pogona, d’après une blogueuse) sur un coup de tête a provoqué quelques réactions indignées… D’ailleurs, en parlant d’animal abandonné, on pourrait imaginer que chaque épisode évoque vaguement la cinématographie de J. Rochefort… L’épisode de l’iguane faisant directement référence, par exemple, à son rôle de vétérinaire dans « Le bal des casse-pieds » d’Yves Robert. On imagine d’ailleurs que toute la série n’est que l’étrange revers de ce rôle, puisqu’il y campe un parfait « casse-pied »… Mais il faut bien payer sa retraite !