Week-end sauvage

Dans la nuit du vendredi au samedi, je rêve que je vais être dévoré par un lion, immense, comme une métaphore d’un inéluctable, et je me réveille. C’est désagréable. Et qu’est-ce que c’est que cette histoire de lion ? Pour me changer les idées, j’attrape la bande dessinée que m’a prêtée Yann. « La volupté » de Blutch. Une couverture qui évoque le double assassinat dans la rue Morgue, et un à priori négatif. Blutch, trop talentueux, se contente de peu. Lecture mitigée. Mon avis qui fluctue, c’est pas si mal, hum, bof bof, par moment… la lumière ici, un rendu là, mais le récit qui sait pas ou il va, qui cache sa faiblesse sous les ellipses, les apories… des évocations graphiques dix neuvièmistes, comme la quasi-intégralité de la production BD, et des évocations du cinéma de la charnière des années 60 et 70… jusqu’au moment ou un mec à poil se retrouve confronté à un lion… Non, merde, c’est bon, je suis en plein cauchemar !
Le dimanche matin, je dis à Céline, faudrait peut-être aller voir mes parents… pas vu depuis ma soutenance… ils vont finir par mal le prendre… OK.
On mange, comme toujours, et on cause, comme toujours. Je ne sais pas comment la conversation en arrive là, mais mon père qui aime raconter des histoires, de toutes sortes, évoque un fait divers sur un type dévoré. Distrait, je pense qu’il parle de chien, et je lui dis, « quoi, encore ? ». Mais il me rassure, non, il y a quelques années, c’est la même histoire (sic) , ce type qui avait adopté deux lions… il avait dû en rendre un, trop violent, et l’autre l’a dévoré…
Je suis abattu. Qu’est-ce que je dois faire ? Que les lions me lâchent ! Jaime pas les lions ! Ni les chevaux, mais c’est une autre histoire.

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