écritures

Ce matin, il pleut

Ce matin, il pleut

Et ce matin, je lis « Poème de l’amour« , de la Comtesse Anna de Noailles. Celle qui, paraît-il, a provoqué le suicide d’un poète. Pourquoi la lire ? Je ne sais pas. Sérendipité. Poésie descriptive, précise et souvent inspirée, mais déjà plus dupe d’elle-même, une lettre d’un amour désenchanté. Oui, mais pourquoi, en vrai ? En vrai, je suis Continue reading Ce matin, il pleut

Les arbres

En glissant le long du paysage, les arbres se perdant dans l’atmosphère fermée de l’automne, je me suis souvenu que j’avais beaucoup aimé Corot. Et je me rendais compte, enfin, que je l’aimais encore.

langue des oiseaux

Lundi : suivant la grève, l’océan, rattrapé, doublé par une nuée de mouettes rieuses. Plus rapides que moi. Dimanche : Une autre nuée joueuse au dessus de mon ordinateur. Me surprend à suivre des yeux, à me tordre pour identifier. Est-ce des martinets ? Manière de jouer, manière de plonger là, derrière le bâtiment. Brusque émotion réprimée.

La boucle selon Claude Ollier

« L’enfant enhardie faisait maintenant le tour de la maison, expérimentait le cercle, retrouvant interloquée son parc sous le citronnier où elle l’avait quitté l’instant d’avant, un soir un peu plus tard bouclant de nouveau le cercle et découvrant une autre lune. Ainsi, les génies du lieu raccordaient devant elle petit à petit les pans d’espace, ajustant pour ses yeux les dons Continue reading La boucle selon Claude Ollier