Assassin

Cet article est référencé dans : fatrasie, mélancolie

Il est difficile pour moi de comprendre l’irrépressible désir de trouver sa communauté, son groupe, son appartenance, et au final son combat… La chose la plus précieuse, celle qui fonde notre condition,  la solitude de l’être, représente pour certains le cœur de leur douleur et le point d’ancrage de toutes leurs frustrations… Ce désir de corps collectif est sale.

Passons…

Car ce n’est pas la souffrance de l’assassin qui part en stage de guerre sectaire dans des terres chamboulées qui m’intéresse…

Je regarde, grosse mouche captive devant ma TV, et j’oublie un moment cette stupide « qualité de spectacle » [ ou pire cynisme, de « séquence présidentielle » dans la bouche du parti au pouvoir ] du protocole des meurtres, et je m’interroge sur l’imaginaire qui leur a donné forme. Les enquêteurs ont été troublés, car la forme n’était pas celle du terrorisme islamique, mais bien, par ses évocations, celle de l’exécution d’extrême droite. Ils auraient pu se souvenir que les islamistes sont d’extrême droite…

Mais la clef était ailleurs, car le meurtrier n’est pas un islamiste à proprement parlé… mais un petit français particulièrement paumé qui a construit son scénario à l’aide d’ingrédient hétérogène, qui n’avait pas grand-chose à voir avec l’imaginaire de ses maitres de stage… Ces meurtres étaient troublants, car collage, mélange monstrueux de scène de film d’action américaine, d’exécution nazie fantasmé et d’héroïsme virtuel. Ajoutant à l’ignoble, ces meurtres étaient donc de la frime infantile, qui de sa bécane noire à sa baignoire, l’amènera à mourir comme au cinéma…

Et semble-t-il, à aucun moment il n’est sorti de son fantasme… s’éclipsant comme une comète désastreuse en nous laissant la réalité encore plus sale qu’avant.

Je ne sais pas si le climat change, mais l’humanité, elle, ne change pas.

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