musique

Portrait : Léa Tsamantakis

Léa m’a dit qu’elle avait arrêté le dessin pour la musique. Actuellement, elle travaillerait sur la sonorisation de pièces de théâtre. 

L’Album primo-avrilesque toute l’année

Avant d’oublier, noter que l’historique et problématique « Album primo-avrilesque » d’Alphonse Allais (éditions 1897) est en ligne sur Gallica :

« Problématique », car il pose la question de la réévaluation a posteriori d’œuvres, et même d’objets plus où moins volontaires, que l’Histoire dévoie de leur finalité première (le rire, ici) pour les intégrer dans un récit aussi cohérent qu’artificiel (l’Histoire de la musique, de l’Art et plus spécifiquement, l’histoire du monochrome).

Je reviendrais sur ces phénomènes de paréidolies culturelles ultérieurement, mais quoi qu’il en soit, voilà encore un document en ligne, en libre consultation, à l’importance historique incalculable.

 

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Requiem Pour Le Temps Present

Cette musique… je ne peux pas dire que j’ai de grandes relations avec la musique en général, mais celle-ci me provoque un mélange inextricable de réminiscences, autour de mon enfance, de sons, d’images, d’ambiances et de fictions…

Mix photo

Un usage (inédit pour moi) de l’une de mes petites photos de smartphone : Illustration d’un mix de Chema Peral, dessinateur de BD le jour et @Superchema la nuit :

Philippe Ghielmetti dit Dugenou - Photo Alain François

Portrait : Philippe Ghielmetti

J’ai rencontré Philippe Ghielmetti, dit « Dugenou », vieux pote de Golo, historique de l’équipe de Futuropolis, graphiste disciple du grand Étienne Robial et éditeur ( » sketch » éditions, de bd et de Jazz)… C’est aussi le Français qui a gagné un Eisner Award et un Harvey Award pour la maquette de “little nemo” chez Sunday Press en 2009.

http://www.visionfugitive.fr/direction-artistique.html

Mobylette

En ligne ! Le clip que j’ai coréalisé avec Elric Dufau pour « mobylette » chanson de l’album « 7 » and rare stuff 2009/2014″ de  The Limiñanas est sur Youtube :

On est parti d’un dessin unique d’Elric raccord avec les dessins qu’il avait réalisé pour la pochette du même album. Nous avons enregistré l’écran de l’ordi grâce à QuickTime pendant qu’Elric dessine à la palette graphique. Ensuite, quelques scènes de tournage réel cadre serré pour ne pas « personnaliser » les protagonistes du tragique triangle amoureux de la chanson, et voilà :

Carré soviétique

IMG_4411Quelques petites heures après leur concert, les petits « savon tranchand » passent me prendre devant chez moi, et on fait quelques kilomètres jusqu’à un mur sombre d’une abbaye en ruine. Ils veulent faire des essais photographiques pour un livre-disque vinyl prochain.

Sophie Azambre Le Roy veut absolument que j’utilise un boitier 6X6… Un Rolleiflex ? Non, un «Kiev», antiquité soviétique aussi massive que rustique ! Je me trouve totalement maladroit avec l’objet, oubliant une fois sur deux l’un des 250 gestes pour réaliser l’un des 12 clichés possibles. Retour d’un temps de disette visuelle qui obligeait à espérer en croisant les doigts que chaque déclenchement soit le bon. Et justement, ironie et épreuve, moi qui disais la veille à Jérémie « ne t’inquiète pas, les pieds photos, c’est standard ! », découvre que non… Et oui, standard, mais soviétique ! Donc, obligé de retenir le gros bloc noir sur le pied avec les deux pouces en tentant de limiter le tremblement de terre du déclenchement (noté dans la fiche wikipédia, pour dire !). Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?

Et puis, me pencher sur l’œilleton escamotable du viseur… Et me rendre compte qu’il me faut « en plus » caler ma vision sur les lunettes progressives…  Et que tout ça ralentit les choses, ralentit, ralentit, pour retrouver un temps qui n’existe plus quand je réalise plusieurs photographies en effleurant d’un doigt nerveux l’écran tactile du smartphone… Et brusquement, la madeleine de la mise au point télémétrique, qui me provoque un retour de l’odeur du premier appareil photo que j’ai tenu dans ma vie ! Au bout du compte, je ne sais pas si les photos seront réussies. J’ai au moins ramené celles du smartphone qui illustrent ce billet. Pour les potentiellement «beaux 6×6», un grand doute !

Mais si je reste un fan absolu de la photographie numérique, j’ai pris un vif plaisir à jouer une matinée à raviver mes souvenirs…

(Les masques que portent Benoît Preteseille et Sophie Azambre Le Roy sont de Séverine Gallardo)

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Vu / entendu : Savon Tranchand

Hier soir, la découverte, c’était « Savon Tranchand ». Bon, j’ai pas de goût musical et méconnaissance totale d’à peu près tout, mais oui, des textes pas mal du tout, mais surtout un beau son. J’ai aimé leur son, sec, placé, sans fioriture, avec des originalités. Oui, un son impeccable. Un son qui me va. Donc j’aime les « savon tranchand ».

Voilà, une chose bien entendue

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chant

J’écoute une fille qui chante aussi mal en anglais qu’en français. Elle me dit « je suis contre les chastetés ». Et je suis bien d’accord… Dommage que le reste du texte soit nul (et dommage que ce ne soit jamais vrai). Je me dis, à voix basse : qui parle de la mélancolie du sexe ?

Millésime 79

Cette nuit, j’ai compris un truc de ma pensée. C’est pas mal. Après, comprendre des choses, dans la nuit, c’est facile. Écrire c’est autre chose… Et ce matin, je voulais écrire une chanson des années 80, puisque ces ignobles années 80 sont esthétiquement à la mode, pas de chance… ça commençait comme ça… oui, enfin année 80, mais contexte actuel, hein, donc, ça commençait comme ça : « Quand t’es coincé dans un bureau… quand t’es coincé sous Explorer… coincé derrière l’proxy… Qu’la ville s’réveille d’sa nuit, qu’le vent balaye les souris, quand t’es coincé avec la clim, L’café lyophilisé, l’collègue déprimé, qu’le… etc. » un truc comme ça, et puis je me suis dit que ça se chantait même pas, que j’étais nul en chanson, même pas rock franchouillard millésime 79…

Aller, vais faire mon petit tour… ça m’évitera d’écrire des conneries…

Le nerd comme agent culturel (approche)

homme-vitruve_brooksCet article note en vrac et peut-être trop rapidement quelques réflexions un peu fermées sur la figure du NERD comme objet historique. Il faut préalablement lire « Spider-Man est-il un mythe ? », être familier des concepts préférés d’André Gunthert et connaitre à peu près ce qui s’est produit depuis 1945… L’article utilise l’univers de la Marvel, pour rester cohérent avec le postulat « Spider-Man », mais aurait pu très bien s’illustrer avec Hollywood, ou l’édition japonaise, ou même française (en plus tardive). Read More →

Petite musique

Je termine la vaisselle en écoutant PJ Harvey à fond. Hier soir, j’ai lâché « je n’ai pas de goût musical, juste des dégoûts… ». C’était pas mal pour parler de mon étrange distance avec la musique. Juste ajouté que j’avais une prédilection pour les chanteuses, et par provoc, j’ai signalé à l’assemblée qu’il y avait Britney Spears dans mon iPhone… devant la grimace de Yann, j’ai même ajouté que les musiques étaient toujours très solides…

Bah, j’écoute n’importe quoi, en fait. Passé l’automne avec un album de Rover et cette semaine, j’ai mis une compil de Kitsuné dans l’iPhone, pour déambuler dans les rues humides… Ksenija avait tentée de m’interroger, sur mes goûts musicaux, mais à part lui dire que je n’aime pas Mozart et que je n’aime que Bach, « plus cérébral, plus conceptuel, moins décoratif et annonçant les structures abstraites du XXe siècle », un truc comme ça… Pas plus loin.

Rien à tirer de moi de ce côté-là.

La belle surprise d’hier soir, c’est quand Matt m’a demandé où en était ma thèse. J’ai commencé par lui expliquer mes réflexions intenses de ces derniers mois, et ensuite, puisqu’il est friand de blagues sur l’impérialisme américain, je suis revenu sur Disney… Savais-tu qu’il était d’origine française, me rétorque-t-il ? Non, je ne savais pas. Lointaine… Et brusquement en verve, je me laisse aller à décrire la thèse, et je fais de grands gestes, pour décrire le paysage historique que je parcours, et je place les choses, massives et solides, et ma métahistoire se dessine dans l’espace au-dessus et dans ma tête, et le schéma est impeccable. Yann, qui trouve souvent la faille des idées que je teste sur lui ne dit rien. Je le tiens, le paysage. Je me souviens de ce prof qui nous disait qu’il ne faut jamais rater une occasion d’en parler, car les choses se précisent et s’aiguisent, que c’était un très bon exercice, de devoir résumer en trois phrases une thèse à un interlocuteur non averti. Je suis au pied du mur et je découvre avec stupeur que les derniers mois que j’ai cru digressifs, si loin de mes recherches, ont permis aux choses de s’articuler, de se préciser, de fonder plus solidement les choses. Et je la tiens, mon histoire, là, entre mes mains, et chaque partie trouve sa place. Des zones imprécises, qui me donnaient un sentiment d’insécurité, parce que je ne les avais pas assez travaillés, tombaient maintenant sans plis. Je me tais brusquement, surpris. L’impression de m’être retrouvé, complet et présent. Et une sensation nouvelle de solidité. Je ne retournerais pas vers l’enfer…

Iggy à la campagne

Hier soir, la voix d’Iggy Pop résonnait, forte, dans la vallée sud…

Je regarde Céline et lui dit « Tu y aurais cru, toi, si on t’avait dit qu’Iggy Pop gueulerait un jour le nom de cette ville de merde ? ». Elle se marre. C’est si étrange, cette musique qui vient rebondir sur l’immense sculpture nouille qui trône comme une proue au-dessus de la vallée, faisant vibrer les candélabres kitchs de ce patelin qui semble radoter le XIXe siècle.

21, l’été d’un coup

Je lui dis : « tu ne trouves pas que c’est un paradoxe du temps ? Non ? Que la musique soit bonne toute l’année sauf le 21 juin ? »

Elle me répond : « parfois… Tu es particulièrement réac, non ? »

Je réponds, « je ne sais pas trop, juste que l’idée m’amuse, et quand ça m’amuse, je ne résiste pas à une idée, même niaise ».

Un tour de ville, pour voir ce qui se prépare ce soir.

Un dessin maladroit sur un pare-brise de voiture. Un étrange message ?

Arrivé devant le théâtre, je suis saisi par une scène : à ma droite, un groupe de jeunes gens, entre 18 et 20 ans, cheveux mis long, coiffé en casque, esquisse un rock, des filles alignées sur un banc loin derrière matent ces mecs trop séduisants avec leur guitare. De mon côté de rue, devant moi, un type arrêté sur une moto vintage, légère, une 125 peut-être, avec une fille à l’arrière. Il a une moustache et reste stable sur ses jambes écartées, regardant le groupe de rock, l’ensemble de la scène sous les arbres ensoleillés, les vieilles pierres. Je ne sors pas l’appareil photo. Non. Mais je vois, si je cadre comme ça, là devant, je passe ça en noir et blanc, et j’ai un parfait cliché du milieu des années soixante. Je souris de cette hallucination, et je souris de ces gens qui rejouent la vie de leurs grands parents.

Et je me souviens de Levi-Strauss, de ces peuples qui répètent des formes dont ils ont perdu la signification, de ces traditions qu’il identifie comme un savoir oublié, un sens perdu, et je me demande combien je vais encore vivre de retour du rock, vide d’âme, toujours réinventé à l’identique, cette musique de mon père dont j’ai vécu une mort pendant mon adolescence.