Hasard, coïncidence et légumineux

Des semaines que je tente d’avoir un rendez-vous avec Hubertus. Je dois préparer mon inscription à l’école doctorale, et je n’ai pas eu l’occasion une seconde de parler avec lui. Il me semblait que c’était la première et naturelle étape… Mais comment avoir un rendez-vous avec un type qui parcourt le monde plus vite que Superman ? Un type que même sa secrétaire n’arrive pas à croiser ? Je sais qu’il était là aujourd’hui, mais qu’il doit être à Poitiers demain, et ou après demain ? En Allemagne peut-être, ou au Québec… Et donc, le providentiel rendez-vous de ce matin fût encore une fois annulé… Une semaine qui commençait moyen, avec pourtant plusieurs rendez-vous décisifs prévus. Mais quand ça commence mal… Oui, peut-être, mais la vie est bizarre… Il s’est avéré que nous devions faire quelques courses, sous peine de mourir, peut-être… et il s’est avéré que nous avons pris le chemin d’un supermarché modeste dans la vallée, supermarché dans lequel nous ne mettons normalement presque plus les pieds, après quelques achats de viande douteuse. Il s’est ensuite avéré que la circulation était particulièrement encombrée, et même problématique. Tout ça nous a donc amenés à un instant T extrêmement précis, minuscule, sur le parking d’I, guère plus grand, et qu’à ce moment-là, une place s’est libérée devant moi, face à la façade du magasin. Céline est descendue, et s’est emparée fermement d’un caddie avant que je ne commence même à bouger mon cul. Et là, alors que j’attrape la poignée de la porte, passe devant mes yeux la silhouette d’Hubertus… Je rêve. Je ne rêve, pas, c’est lui, c’est son manteau… oui c’est lui qui entre, très résolu, dans le magasin. Je n’ai qu’à le suivre pour accoster l’insaisissable au rayon légume, comme s’il était mon voisin… La vie, quand même…

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