Le temps aujourd’hui

Impossible de savoir que nous sommes au cœur de l’été. L’air qui tombe de la fenêtre pour me rafraîchir le menton pourrait être de septembre ou octobre. Seul le niveau d’activité de la ville, anormalement bas, indique qu’il ne se passe pas quelque chose. L’Italie se dessèche et mes amis habitant au sud du pays gillent. Ici, c’est déjà l’automne. En bas, loin, fourmis, quelqu’un fait des circonvolutions sur un vélomoteur autour d’un autre, à pied. Évocation d’adolescence. En me levant, la résolution : profiter qu’ils soient tous en vacances pour me concentrer, et puisque fauché, au moins travailler (avec derrière cet espoir d’être content de ce qu’on a fait, d’en tirer cette satisfaction fugace, mais équilibrante, une seconde de calme).

J’ai ressorti la théorie postcoloniale d’Homi K. Bhabha, dans quel espoir ? Celui de trouver, peut-être quelques outils sur des questions qui s’imposent, là, depuis quelques jours. Depuis que j’ai écrit un article qui a levé un lièvre. C’est chiant, tu écris, et sort quelque chose d’inattendu, quelque chose de plus ambitieux, et tu sais que tu ne pourras pas publier ce que tu viens d’écrire avant d’avoir résolu cette nouvelle chose. C’est chiant.

 

 

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