relecture lourde (comme il y a des eaux)

Relire une partie de mon blog de 2009. Déjà le trouble : « Trouble, comme la boue dont on fait les golems. J’attends avec impatience que quelque chose me lave la tête, que l’horizon se dégage, que les larmes comme la pluie lavent l’atmosphère des scories empoisonnées. »

Étrange de se relire d’ici.

J’avais oublié.

Les douleurs sont subtilement différentes. Et j’ai fini par m’accepter complètement responsable des situations qui m’érodent.
Le fardeau n’en est pas plus léger, je me vois minable d’attendre du monde qu’il me fasse violence et je me vois coupable d’être toujours excité par le chaos. Je me souviens maintenant de ma citation de Spinoza à propos de la mort de Bernard et je m’y trouve monstrueux d’infirmer Spinoza sur les inclinaisons de l’âme.

Comme je suis.

Encore.

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