soir d’hivers

Cet article est référencé dans : égotisme, mélancolie

J’ai un tout petit problème avec la faible luminosité des jours d’hivers. J’écris ça juste parce que je viens de regarde l’heure, 17 h 20, et que je vois la nuit glisser sur les façades de la place. Coup de vent, bourrasque de pluie, pénombre qui obligent les yeux fatigués à s’adapter, et brillance parasite sur les verres des lunettes progressives. Ou comment le monde recule. Ou comment la perception se trouble. Où comment le trouble s’installe.

Ce matin je me disais quoi déjà ? Ha oui, comment nous n’étions qu’un complexe de trouble neurologique.  Je voulais me préparer une tartine de gelée… Et tenant le morceau de pain d’une main et la cuillère de l’autre, je sens quelque chose d’humide glisser sur l’un de mes doigts… Et là, j’ai eu la sensation désagréable du trouble : par réflexe, j’ai voulu regarder ce qui glissait sur mon doigt (de la gelée), et donc j’ai légèrement incliné ma main (tenant le pain) et la gelée sur le pain a glissé sur la table. Accident minuscule. Mais à l’intérieur de microévénement, j’ai eu cette sensation, de la perte de rationalité et surtout de la vacance de la conscience, quand ma main s’est inclinée. Le même genre de phénomène que lorsqu’on a un accident de la route. Un trou. Et c’est là que je me suis dit que nous n’étions que ça, un amas informe d’accidents neurologiques.

Petite pensée qui n’arrange pas mon humeur…

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