Souvent, je travaille tard.

Je travaille tard alors que l’âge m’use. Ce n’est pas une vertu, mais une angoisse, l’angoisse de ne pas avoir épuisé la journée. Comme si je n’avais pas fait quelque chose que j’aurais dû faire. Il semblerait facile de lâcher, de laisser le sommeil venir et de passer de l’autre côté, dans le jour suivant. Mais quelque chose me tient. Quelque chose de maladif, de douloureux, quelque chose qui s’accroche toute griffe dehors à quelque chose d’interne.

Et cette peur de la dernière tristesse, que j’espère noyer dans la dernière fatigue.

Et cette peur d’avoir gaspillé le jour, de ne rien y avoir fait de beau.

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