Trou

Cet article est référencé dans : art, fatrasie, mélancolie, poésie

J’ai mis deux jours à me souvenir de ce nom : Cy Twombly.

Celui-ci, pour une raison que j’ignore, je l’avais abandonné si loin qu’il ne revenait pas sur la langue. Une souffrance. Dans ce cas précis, j’invoque toujours à haute voix « Psychopathologie de la vie quotidienne ». Incantation, peut-être consolation. Mais rien à faire. Et j’aurais dû, normalement, abdiquer et rechercher, un tour de livre et de Net. J’aurais appris qu’il était mort dans mon dos, le lâche, et que, culpabilité, je l’oublie déjà. Mais têtu, je ne supportais pas de ne pas me souvenir de lui. J’ai gardé ma douleur. Je me suis torturé, et rien. Deux jours, et enfin, en me réveillant, il est là, et du coup, ne part plus depuis… Comme si mon cerveau avait allumé un néon dans une zone désaffectée. Et la question nouvelle : Qu’est-ce que je vais faire de lui, maintenant qu’il ne veut plus partir ?

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