J’avais posé la question, plus loin dans ce blog : l’imitation de la beauté produit-elle de la beauté ? Je viens de lire deux livres de Tony Millionaire, encore un post-moderne assumé. Et cette impression d’encéphalogramme plat, et la chose qui me vient : l’imitation de la poésie produit-elle de la poésie ?
Je crois qu’il n’y a pas de règle, seulement des réussites ou des échecs. Impression d’échec chez Tony Millionaire. Son imitation de la poésie produit une bien plate imitation de la poésie.
Sébastien Marlair
De quoi s’agit-il ? Je ne vois qu’un « cartooniste » sous ce nom sur le web… De quels livres s’agit-il ?
Alain François
Oui, «Tony Millionaire» est le pseudonyme d’un auteur de bande dessinée américain résolument post-moderne dans le style, lorgnant vers Lewis Carroll pour le «nonsens» et influencé par «Jimmy Corrigan», le chef-d’oeuvre de Chris Ware pour les mises en page en gigognes… Un truc comme ça. Le résultat me semblant bien plat, froid, et ceci, même si le personnage principal, une peluche de singe, adhère à un club de poésie…