Nature du cercle

Nature du cercle

Je comprends. C’était cette envie esthétique, que je désapprouve chez d’autres, qui me poussait à replier les mots les uns sur les autres, comme un pliage de papier qui par perte de patience finit en boule informe. Ce devoir de réserve qui m’enclave n’était qu’un prétexte. Et puis, aurais-je vraiment envie de raconter ce qui Continue reading Nature du cercle

Qui a peur du corps ?

Qui a peur du corps ?

Réflexions autour du livre « sublime maladie » de Céline Guichard Il paraît qu’on a peur de la mort Est-ce bien sûr ? Chez les animaux, il existe une hypnose étrange, automatique, que l’on peut provoquer en retournant l’animal brusquement et en le maîtrisant. Le cerveau entre alors dans une sorte de catalepsie. Il paraît que ça sert Continue reading Qui a peur du corps ?

Perds-toi !

Perds-toi !

Dans tes ombres Dans tes lumières Combien d’années ? Combien d’erreurs ? Combien de violences d’alcool d’abandon ? Je me souviens des jours ou j’ai voulu mourir Je me souviens surtout de ceux ou j’ai voulu qu’elle me tue Je suis arrivé jusqu’ici sur ce blog j’accepte ce que je déteste Je n’ai qu’une manière Continue reading Perds-toi !

Trou

Trou

J’ai mis deux jours à me souvenir de ce nom : Cy Twombly. Celui-ci, pour une raison que j’ignore, je l’avais abandonné si loin qu’il ne revenait pas sur la langue. Une souffrance. Dans ce cas précis, j’invoque toujours à haute voix « Psychopathologie de la vie quotidienne ». Incantation, peut-être consolation. Mais rien à Continue reading Trou

J’ai abandonné…

J’ai abandonné…

la peinture qui m’a changé, J’ai abandonné Monet et Kirchner, j’ai abandonné Zurbaran, Cézanne et Picasso, j’ai abandonné Bonnard, j’ai abandonné Gainsborough, j’ai abandonné… Oui, j’ai abandonné Chardin, oui… et même Fragonnard, j’ai abandonné Freud, Van Dongen, Tapies, et la repro délavée de Gauguin de mon père, j’ai abandonné Grosz et Goya Goya Goya, j’ai Continue reading J’ai abandonné…

C’est ici

C’est ici

Je cherche ailleurs, insatisfait. C’est ici. C’est ici que je reviens, ici, chez moi. C’est un balcon, une avancée, comme une scène au-dessus d’un air modeste. Pas de grandiose, rien de grandiloquent, pas le truc à faire frémir un romantique, non, juste un espace assez vaste qui se perd rapidement en vallons usés.  Dessous, en Continue reading C’est ici