Julie Gore en son domaine

Julie Gore en son domaine

Je dis en général que je ne fais ni mise en scène, ni pose… Mais dernièrement, Golo et Julie Gore ont eu besoin d’une photographie pour des éditeurs ou festivals… Et puisque la lumière de printemps s’y prête…

Rêve du 9 mai

Rêve du 9 mai

Je glissais sur le ventre sur la crête herbeuse affleurant d’un marécage, sans peur, avec même une certaine volupté, de ces voluptés du surf. Ensuite, de loin, d’une perspective d’une place immense, le marécage se réduit à un canal rectiligne scindé en deux par la crête herbeuse que je découvre installation, scandée de petits panneaux Continue reading Rêve du 9 mai

Babylone Crevel

Babylone Crevel

Crevel écrit rococo, long poème qui s’emberlificote en volute, hésite à se faire roman. C’est beau et kitch comme un napperon délicatement posé sur une vieille TV, un peu poussiéreux, mais pas trop, moderne et s’éloignant déjà, loin. On peut avoir le goût des choses fanées. Comme moi peut-être, habitué aux écritures anciennes. On peut Continue reading Babylone Crevel

L’étreinte du serpent

L’étreinte du serpent

Vu hier soir un très beau film plus complexe qu’il n’y paraît. Fleuve-movie à la photo précieuse, L’étreinte du serpent est d’un onirisme subtil qui flirte à peine avec le fantastique. Évoquant sans ostentation, d’une larme,  Aguirre, la colère de Dieu pour les parages de la folie ou Apocalypse Now pour la secte déviante, le film se garde Continue reading L’étreinte du serpent

les riches heures de Jean-Michel Barreaud

les riches heures de Jean-Michel Barreaud

Quand on mixe l’art de la miniature avec une manière noire plus noire que celle des plus ombrageux des symbolistes, on obtient les étranges trouées sur l’ombre de Jean-Michel Barreaud, petites vignettes qui demandent d’y coller le nez pour deviner les formes et distinguer par un effort paréidolique la scène qui s’y cache, chaude comme Continue reading les riches heures de Jean-Michel Barreaud

Vincent Kings at work

Vincent Kings at work

Vincent Kings est un jeune auteur de comics américain qui a l’étrange folie de peindre ses planches à l’huile sur toile, évidemment pour l’amour du rendu inimitable des fondus…

La vieille mère Hubbard et son chien

La vieille mère Hubbard et son chien

Ce matin, je vois passer l’adresse de konkykru.com sur Twitter. C’est une petite base de comics très anciens.  Je visite, et m’arrête sur cette page, qui parle d’une comptine illustrée du tout début du XIXe,  « Old Mother Hubbard », d’un certain Robert Branston… En deux secondes de recherche, je découvre que cette historiette n’est absolument pas de Continue reading La vieille mère Hubbard et son chien

Madame Apollon

Madame Apollon

À l’épuisement du XIXe, si Rachilde avait tenu la distance au long de son Monsieur Vénus et ne s’était pas rapidement perdue dans les convenances — qui s’occupe des convenances d’il y a un siècle et demi ? — elle serait entrée en littérature par une porte aussi haute qu’inédite. Explosant les conventions des genres, Continue reading Madame Apollon

Vertigo premier

Vertigo premier

Bien avant Alfred Hitchcock, un écrivain français associait le chignon et le vertige. C’est amusant, mais je n’en tire aucune conclusion. Il est hautement improbable que René Crevel partageât le bas fétichisme d’Hitchcock en la matière (mais le symbolisme, oui). Êtes-vous fous ?, Gallimard, 1929 : « Elle porte collier de visages en papier mâché, mais son chignon joue Continue reading Vertigo premier