Ex-libris Golo

Ex-libris Golo

Golo m’a offert le très bel Ex-libris que lui a édité la Librairie Super Héros. On y voit Istrati, l’écrivain, fuyant la police d’Alexandrie pour continuer sa lecture.

Chambre pâle #4

Chambre pâle #4

« Plis, croûtes, et zones humides », thème et sous-titre de l’Opus 4 de Chambre pâle, l’élégant artzine collectif A5 entièrement sur papier léger avec dessins légers, textes maniérés ou photos intenses. Une revue courageusement généraliste, donc, au contenu inégal, comme tous les collectifs. Couverture de Jérémy Boulard le Fur. 63 auteurs, 92 pages… Prix libre chez l’éditeur, MicrOlab Continue reading Chambre pâle #4

Le jardin des délices de Silvano Agosti

Le jardin des délices de Silvano Agosti

J’ai vu avec intérêt « Le jardin des délices », curiosité cinéphilique de 1967. D’un même élan j’ai écouté le réalisateur Silvano Agosti (bonus DVD), qui se situe entre Éric Rohmer pour la pauvreté assumée des moyens techniques, Jean-Pierre Mocky pour l’aspiration (ou obligation) à l’autonomie et Joël Séria pour les promesses sabotées par des contingences extérieures. Il partage avec les Continue reading Le jardin des délices de Silvano Agosti

L’éternelle réactionnaire, toujours 

Cette manie qu’ils ont tous d’admirer des gens qui ne pensaient pas comme eux s’ils ont l’élégance d’être mort depuis suffisamment longtemps… et de systématiquement mépriser leurs contemporains (sans les connaître)… Avant hier, lu un autre essai nauséabond de Christoper Lasch, ramassis de conneries  (« Culture de masse ou culture populaire ? »), et ce matin, j’entrouvre l’un Continue reading L’éternelle réactionnaire, toujours 

Maryline en toc

Maryline en toc

Vu le « Maryline », De G. Gallienne… quelle erreur ! Début affligeant, perplexité, et au bout d’un quart d’heure seulement, rire nerveux devant le comique involontaire, devant l’insistance à nous bien faire comprendre qu’il est en train de « filmer » une « gonzesse » (au passage au charisme d’huître et à l’insupportable perruque, même si je suppose qu’un réalisateur juste Continue reading Maryline en toc

En attendant t’avenue, urbaine déambulation

En attendant t’avenue, urbaine déambulation

La 5e couche sort un nouveau livre de François Henninger, « En attendant t’avenue »,  dont chaque double page tronçonne une parcelle d’une unique façade d’une unique avenue, déclinant des motifs répétitifs scandés en abîme pour évoquer une incroyable théorie d’architectures fantasmées et d’étranges installations urbaines. François Henninger nous convie cette fois à une longue et dépaysante promenade Continue reading En attendant t’avenue, urbaine déambulation

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés… Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

Witchazel et la menace d’Anankor

Witchazel et la menace d’Anankor

[dropcap]E[/dropcap]lric m’a offert son dernier album, le tome 3 de Witchazel, série animalière qui voulait initialement retrouver le charme des bandes de Macherot (auteur avec lequel je n’ai aucune imprégnation enfantine et dont l’aura reste pour moi un mystère), mais qui aujourd’hui, après 3 albums d’aventures, lorgne avec bonheur bien plus vers, entre autres, les Continue reading Witchazel et la menace d’Anankor

Jérôme m’emmerde

Jérôme m’emmerde

J’ai essayé de lire « Jérôme » de Jean-Pierre Martinet, écrivain maudit réédité ces dernières années chez Finitude. C’est un gros livre plutôt attrayant, épais, souple, rempli de grosses pages bien grasses, bien pleines, trop… Dans ce désert de la balise <p> (pour les geeks), j’ai tenu environ 150 pages (sur 449), et comprends maintenant pourquoi Jean-Jacques Continue reading Jérôme m’emmerde

L’humanité érige des statuts à ses monstres

Les empathies collectives pour les connards qui décèdent ont de quoi vous rendre mille fois misanthrope. Aujourd’hui, un vieux chanteur infantile suspect du pire mais protégé toute sa vie par sa notoriété, et hier un mauvais écrivain qui a caché son immonde vanité derrière une carapace de politesse.  Mais je devrais toujours me fier à Continue reading L’humanité érige des statuts à ses monstres

Le restaurant de Miroslav Sekulic-Struja

Le restaurant de Miroslav Sekulic-Struja

Aujourd’hui, Miroslav Sekulic-Struja balance sur Facebook une petite peinture monochrome qui évoque en concentré tout le cinéma des côtes de l’Adriatique. Je la pose là pour mémoire, avec son aimable autorisation. Avez-vous vu le photographe ? Cette vue est-elle une étrange photographie dans le grand miroir d’un restaurant ?

Atlas of forms

Atlas of forms

Joie ! J’ai enfin pu feuilleter le grand livre d’Éric Tabuchi, « Atlas of forms » (Poursuite éditions) ! Avec un mélange de plaisir, de surprise enfantine, de jalousie (le livre n’est pas à moi),  qui me confirme à quel point je goûte sa démarche. Éric Tabuchi sait que le monde est un musée clandestin, peuplé des formes Continue reading Atlas of forms