Tout le monde s’en foutait, de Rosa Bonheur

Publié le 30 mars 2022

Tout le monde s’en foutait, de Rosa Bonheur. Avec Céline, c’était notre chouchoute, notre chouchoute secrète. Et chaque fois que nous en avions l’occasion de glisser dans la galerie du XIXe du petit musée à trente mètres de chez nous, nous nous arrêtions devant ce petit taureau fougueux planqué dans un coin, au fond, sur le mur du couloir qui accède au second escalier. Toujours réjouis de la folie géniale du jeune bestiau, de ses couilles affichées, du cadrage, de l’impertinence du sujet, de l’évident humour de l’ensemble. L’humour, en art, est si rare et si mal vu ! Dans tout ce petit musée provincial, c’était notre toile préférée (avec quelques petites huiles métaphysiques et très subtiles d’un tardif régional dont je parlerais peut-être un jour). Oui, tout le monde s’en foutait, de Rosa Bonheur. Et brusquement, elle est partout, expos, livres, radio, réseaux… Même Google la fête ! Mais ! Rosa Bonheur est à nous !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

dix − cinq =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.