Bib

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Je regarde cette petite parcelle de bibliothèque rangée… Je me dis qu’il m’a fallu tout ce temps pour à peine faire frémir ma bibliothèque dans son entier. Et ça me fait flipper. Je sais ce que représente, en poids, les livres que l’on sort de leur étagère. C’est terrible.

Mais je vois autre chose maintenant que les petits poètes sont sagement alignés. Je vois le gros problème de la littérature : les femmes. Ou plutôt, l’absence de femme, ici, puisque sur un rayon poésie, il y en a deux  : Sappho et Emily Bronté… Pourtant, ma bibliothèque est particulièrement féminine. Il y a beaucoup de romancière et d’essayiste. Et je considère depuis longtemps qu’il faudrait réécrire l’histoire littéraire.

Mais là, dans les poètes, des mâles… Comme souvent dans les collections d’anthologies qui privilégient les mâles, toujours les mâles. Alors que ce monde est peuplé de lectrice et que les livres les plus lus sont écrits par des femmes, les Histoires littéraires et les anthologies les négligent.

En fait… Je crois qu’il faudrait réécrire toutes les Histoires. Le Web et l’archivage culturel qui est en cours — archivage massif et mondial — donnent accès à plus de documents que jamais, et ça, en économisant des semaines de recherches et déplacement. J’ai compris ça pour l’Histoire de la BD, quand j’ai découvert la scannérisation massive qu’avaient entamée les collectionneurs US. Aucun historien n’avait feuilleté le dixième de ce qui est aujourd’hui disponible en ligne.

Alors ? Alors il faut tout réécrire !

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