cinéma

Le fantôme de Lindsay Anderson dans mon jardin

Le fantôme de Lindsay Anderson dans mon jardin

J’ai découvert, sérendipité, qu’un remarquable réalisateur britannique était mort dans mon village en 1994. Je suppose, puisqu’il y a une forte communauté britannique dans les campagnes environnantes, que Lindsay Anderson passait ici une vieillesse au vert. Il fût essentiellement documentariste, mais pas seulement, car il est en particulier le Lire la suite

Le jardin des délices de Silvano Agosti

Le jardin des délices de Silvano Agosti

J’ai vu avec intérêt « Le jardin des délices », curiosité cinéphilique de 1967. D’un même élan j’ai écouté le réalisateur Silvano Agosti (bonus DVD), qui se situe entre Éric Rohmer pour la pauvreté assumée des moyens techniques, Jean-Pierre Mocky pour l’aspiration (ou obligation) à l’autonomie Lire la suite

Un soir sur la plage

Un soir sur la plage

On ne regarde pas toujours des chefs d’œuvres… même quand on tape dans le patrimoine… Au hasard, tomber sur « Un soir sur la plage » (1961) de Michel Boisrond, réalisateur français tranquille, sans grande fantaisie malgré une filmographie Lire la suite

Le Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot

Le Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot

C‘est un film qu’on revoit. Mais vu il y si longtemps que c’est comme voir pour la première fois. Un regard neuf, une surprise, donc.  Un film beau, plastique, au noir et blanc riche, contrasté et savant.Un film étrange aussi, parsemé de petites intentions progressistes, et peut-être messages à l’attention de ceux qui Lire la suite

Visite de La Maison Russie

Visite de La Maison Russie

Me suis laissé prendre, hier soir, doucement, par le visionnage de « La Maison Russie » (1990), adaptation d’un roman de John Le Carré par Fred Schepisi. Je n’ai jamais lu de livre de John Le Carré, n’ai aucun goût pour les histoires d’espionnage, et n’identifie pas du tout Fred Schepisi… Et ce n’est pas Lire la suite

Blade Runner 40′

Blade Runner 40′

Revu Blade Runner, l’original, dans la version… heu… je sais pas trop. Wikipédia dit qu’il en  existe 8 versions ! 8 ? Pourquoi ? Haaaaaa ! c’était donc l’un des premiers films « produits marketing », dont les versions ont été testées sur un public choisi avant diffusion !

Avec ensuite, pour vendre, revendre, rerevendre, Lire la suite

Pauvres zombies !

Pauvres zombies !

J’avais bien noté, et ceci, depuis une bonne grosse décennie, que le Zombie était de retour au cinéma, mais que ce Zombie-là, en apparence old style, n’avait plus grand-chose à voir avec celui de George A. Romero.

En général, pour faire le malin et racheter la daube, l’intello franchouille t’explique que l’original, le Zombie de Romero, est une métaphore du consommateur moderne, esclave volontaire de « la société de consommation », et pourquoi pas, de « la société du spectacle ». OK, donc, le Zombie c’est l’homme moderne asservi par le mode de vie moderne : le gars ou la fille avec son pavillon, ses deux bagnoles, poussant son caddie dans son allée préférée de supermarchés, s’avachissant le soir devant sa TV, s’empoisonnant le week-end avec son barbecue, etc. (complétez la panoplie vous-même).

Cinéma mutique

Ces réalisateurs français, bien actuels, qui font des films quasi muets, avec des bruits de respirations, de mastications, de vaisselle qu’on pose sur la table ou dans l’évier… ils fréquentent pas la même humanité que moi.

Alien : Les images sont innocentes

Alien : Les images sont innocentes

J’ai vu Alien, l’original, alors que je venais d’avoir 14 ans. Une époque où le pire film d’horreur était en plastique, ou grouillant ridicule dans une eau saumâtre. J’avais l’âge légal pour rentrer dans la salle depuis quelques jours. Le choc. Je suis resté accroché à mon siège, et ensuite, pendant des jours, j’ai Lire la suite

Pink Pieles

Pink Pieles

Vu ce soir, « Pieles », le conte rose-bonbon d’Eduardo Casanova, jeune réalisateur espagnol. Ce n’est pas un grand film, mais encore une « première œuvre curieuse » et déjà un amusement. En espérant qu’il confirme, car oui, les réalisateurs finissent mal, en général…

À suivre. Et d’ailleurs, facile à suivre sur Instagram :

 

La boucle des portes de la nuit

La boucle des portes de la nuit

Les films en une nuit sont des boucles. Je voulais vérifier ça en regardant « Les portes de la nuit » de  Marcel Carné, voir s’il était comme « After Hours » de Martin Scorsese que j’avais vu en salle, à sa sortie.

Réponse : Oui, « Les portes de la nuit » est une boucle.

Je me suis demandé combien j’avais vu de films dont l’action se déroule en une nuit ?

L’extraordinaire « Qui a peur de Virginia Woolf ? », je crois… et je suppose presque tous les films d’horreur… 

Trouve sur le web une page qui recense les films dont l’action se déroule en moins de 24h… Il y en a une pelletée, et majoritairement des saletés. La concision temporelle n’est pas un gage de qualité…

Et donc, « les portes de la nuit« . Pas l’impression de l’avoir déjà vu. Film beau, mais chiant (apparemment, un critique l’avait rebaptisé « les portes de l’ennui » à sa sortie), relativement dispensable et surtout terriblement sinistre. Bon, c’est du Carné…

Vite, rester vertical

Vite, rester vertical

Après le gros malaise au visionnage du dernier film de Justine Triet (pire encore que le précédent), je viens encore de voir un bon film d’Alain Guiraudie. Décidément, celui-là sort du lot, loin, très loin du reste et si drôle et singulier. Son étrange monde se déploie, fantasque, métaphorique, grotesque et perplexe, pourtant juste, simple et beau. Sa société Lire la suite

Le cinéma

Le cinéma

Amusons-nous : après le ballon rouge de Lamorisse, le personnage baudruche nouveau paradigme du cinéma : la liberté retenue, l’évasion contrariée, la promesse non tenue…

Dans les rêves, la chute

Dans les rêves, la chute

Vu le dernier Dumont : « Ma Loute ». Des passages sublimement beaux, mais à la fin, un sentiment moyen, d’une chose prometteuse qui ne décolle pas vraiment… à propos de choses qui décollent, c’est quoi le trip personnage à l’hélium ?

Chez Dumont, l’inspecteur ballon sur la plage évoque le rêve de Marcello Mastroianni dans Huit et demi, mais voilà que je Lire la suite

Alain Delon

Alain Delon

Je vois passer un extrait de film sur facebook.

Je dis « mais comment fait-il ça ? »

« Quoi ? »

« Ça là ! »

Je rejoue la vidéo

« regarde ! Il ne fait rien, mais avec ostentation ! Comment fait-il ça ? »

 

Les Proies (note)

Les Proies (note)

Hasard de la TV : dans « Les Proies » de Don Siegel (1971), des évocations de Vilhelm Hammershøi,  un corbeau à la con et les pensées des personnages en voix off. Étrange.

Aquarius, telenovela

Aquarius, telenovela

Je regarde ce très beau film de Kleber Mendonça Filho, Aquarius, et je ne sais pas pourquoi, me demande si l’immeuble des années 40 face à la mer existe, ou si tout ça a été rasé depuis longtemps ? (Mon ami de Recife me répond : oui, elle existe)

Passons ! Passons aussi rapidement sur son utilisation politique, qui n’appartient pas vraiment au film, Lire la suite

Évolution liquide

Évolution liquide

Vu « Évolution » de Lucile Hadzihalilovic, réalisatrice de « innocence ». Belle surprise, beauté, étrangeté, et histoire hermétique qui laisse libre l’imagination et les interprétations. Un dispositif de départ qui évoque de très loin celui de « Traitement de choc » d’Alain Jessua. Mais juste pour l’univers médical, la rive, les rochers et une intrigue…
Lire la suite