conseil

L’être et sa vérité

Les gens croient qu’il y a une vérité de l’être, mais il n’y a pas de vérité de l’être, juste une énonciation conjoncturelle. Poser une question, c’est provoquer l’invention d’une réponse possible. Cette vérité absolue détruit toute possibilité d’enquête policière, scientifique, sociale ou autre, toute étude marketing basée sur témoignage ou questionnaire, et détruit toute possibilité de récolter des données fiables à partir de la bouche d’un humain. Ne jamais oublier que toute conclusion tirée de ce genre de collecte d’information est intellectuellement irrecevable.

Allez, répétez après moi : “la question fabrique la nécessité même d’une réponse”  (Bien plus, donc, que de l’induire).

facebook est le seul réseau social

Julien me balance une saleté en m’identifiant avec Mona Chollet… Je regarde même pas, je vois l’image, et j’identifie tout de suite Sébastien (gros seins, dames fortes, etc.).

Je note quand même le nom à la con “vulvatron” !

Et là… Benjamin balance : Je connais Vulvatron ! Je dessinai les caricatures avec elle pendant quatre étés á un parc d’attraction en Virginie. Elle est genial !”

Quoi ? Je regarde mieux, et répond “Elle viendra à ta fête samedi ?” Pour déconner…

Et ce matin,  je me suis précipité au café, du coup, pour déconner un coup… Un coup ? Non, dix ou vingt  coups de trop car j’ai saoulé Nathalie avec mes blagues sur Vulvatron !

Ma dernière proposition : se cotiser pour payer l’avion à Vulvatron

Je poste en privé à Julien : “Donc, surprise ! Je peux te présenter Vulvatron par l’entremise de Benjamin ! (je fais la fête chez lui samedi… Benjamin, pas Vulvatron malheureusement)”

Réponse du susdit : “Le monde est petit, c’est horrible !”

Conclusion : Facebook est vraiment le seul et unique réseau social.

 

( Ensuite, j’ai dû, en signe de contrition, poster ça dans un groupe facebook privé, encore :

“Alors, pour me faire pardonner d’avoir presque liquéfié le cerveau de Nathalie avec mon léger intérêt pour Vulvatron… Je lui promets solennellement de ne plus dire Vulvatron, de ne plus faire de blague sur Vulvatron, de ne plus chanter Vulvatron, de ne plus tenter des jeux de mots acrobatiques avec Vulvatron, de ne plus décliner Vulvatron en bitatron ou autre founatron, de ne jamais évoquer Vulvatron dans une conversation mondaine ou privée, de ne plus faire de mimique ou geste qui tendraient à penser que je pourrais encore penser à Vulvatron, de ne pas montrer du doigt toute personne ressemblante à Vulvatron dans la rue, et de décroiser mes doigts dans mon dos quand je promets des trucs que je sais pertinemment ne pas pouvoir tenir !”

)

Merveilles

Je découvre avec volupté l’application iPad de notre bibliothèque nationale. Une volupté à accéder directement au fond numérisé. Une fluidité.

Trouve ce que je cherche, en abondance, et “comprend” un pan entier de plus de notre scénario. Chaque jour, je comprends la logique interne de cette histoire, et les choses s’articulent, se déroulent… Que dire ? Accepter ce qui vient.

Pensais ce matin : comme le numérique nous enseigne l’impermanence des choses.

Campagne verte

En janvier, les écologistes de mon coin me contactent. je dois remplacer au pied levé un autre graphiste pour réaliser l’intégralité de la campagne de Com. Sauf que la campagne électorale, elle, est déjà largement commencée. Petite course pour rattraper le temps perdu.

Mais au bout du compte, les affiches, les flyers, le programme, etc., sortiront à temps. Graphiquement, j’ai dû “faire avec” ce qui existait déjà.

J’ai été un peu surpris, mais après tout, même si je n’ai jamais voté écologiste, je ne peux pas nier une certaine sensibilité aux  changements climatiques…

Et puis tout c’est passé dans la bonne humeur et c’était donc plutôt une bonne aventure.

Dans les malentendus

Souvenons-nous bien que le premier message est l’acte de communication lui-même, quelle que soit la nature apparente du message. L’acte d’émettre une information passe avant l’information émise et la contredit parfois. (Exemple parmi les réifications socionumériques : le like button)

paravent

Testé plusieurs manières de mixer les deux blogs. Pas complètement concluant. La gestion des flux est toujours problématique. Je vais rester comme ça, les photos de Tumblr venant compléter les billets textuels. Ainsi, plutôt qu’illustrer les billets d’ici, je gagne l’effet communautaire de Tumblr. Enfin, peut-être… J’aurais pu aussi fermer celui-ci et écrire dans Tumblr, mais je n’aime pas ne pas être chez moi. Et comme personne ne sait ce que va faire Yahoo!… Ça ira comme ça ! Pas réussi à changer le titre « photo » automatique…

Entorse à mes bonnes résolutions. Pas de tour de ville très rapide ce matin. Mais petite maintenance technique pour Ego. Comme je m’y oblige, à marcher chaque jour, va falloir s’y coller cet aprèm.

Je repense à cette conversation, hier, sur la Com, les réseaux sociaux, les comportements des gens, la difficulté à percevoir la pénétration de l’information sur un réseau social… Le Tumblr d’Ego a déjà une dizaine de blogs abonnés, pourtant, ça représente une centaine de visiteurs uniques de plus par jour sur le site Ego. J’ai lu quelque part qu’on minimisait toujours la diffusion de son information sur un réseau social, de 1 à 3, mais là c’est beaucoup plus. Ce qui semble être une dizaine d’abonnés génère cent visites par jour. En fait, dans un réseau social, l’interface et les interactions réifiées, « j’aime », « je partage », etc., représente un paravent qui cache le vrai réseau, et cache la vraie diffusion, la vraie Com donc, à l’utilisateur. Un paravent.

La page HTML

[ note du 13 février 2012 : Cet article est extrait d’un mémoire de M2 Arts Numérique 2006-2007, “Esthétique du lien numérique”, qui listait quelques  “dispositifs expressifs du récit en réseau numérique”. Il a été réactualisé pour l’occasion, pour ne pas rater les dernières évolutions de l’ergonomie des terminaux numériques. Il est malgré tout largement obsolète…]

« Le tableau est pour moi comme une fenêtre »
Alberti, De pictura (1435), trad. Jean Louis Schefer, Paris, Macula Dédale, 1992

Structure cachée

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Les pérégrinations d’un singe [complètement] à l’Ouest !

1378766344Pour l’étude des récits contemporains, il y a des références incontournables dans toutes les régions du monde. L’usage d’une « référence universelle » assure le scénariste ou le journaliste d’un effet de « connivence maximum » avec le public. Mais cet art de la version n’est jamais totalement universel et a des effets plus ou moins locaux puisqu’il dépend de la culture partagée d’une population donnée. Et puis il a les textes dits « universels », qui bizarrement le sont assez peu, c’est toujours un peu l’universel de chez nous, même si j’imagine que peu de gens dans le monde n’identifieraient pas la dernière version d’Alice, aussi célèbre à peu près partout grâce à Disney peut-être…

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