érotisme

Dans le con d’Irène

Dans le con d’Irène

Je suis chagriné, presque honteux de n’avoir lu « le con d’Irène » de Louis Aragon que maintenant. Surtout que ce con-là, j’ai l’impression de le connaître depuis toujours (et je pensais même l’avoir déjà dans ma bibliothèque).

Non, read more

C’est moi ?

C’est moi ?

Elle me montre un tumblr inconnu.
— Regarde, au milieu, le dessin…
— C’est un de tes dessins… pourquoi tu me le montres ?
— Ha ha ha ! Quoi ? Tu n’as pas compris ?
— Quoi ?
— Mais c’est toi !
— Ha ? Mais la tête… ça ne me ressemble pas…
— Oui, c’est métaphorique… Regarde le sein surnuméraire !
— Ha oui !
— C’est un portrait de toi… C’est toi… Pfuuu T’es pas observateur !
— Bon, OK… Faut que je mette ça sur mon blog !

Le réverbère

Le réverbère

Hier matin, en vélo, je me suis pris un réverbère. PAF ! Une seconde de distraction, et pas vu l’arrière d’une camionnette qui rétrécissait l’espace derrière les voitures garées.

C’était étroit, mais je pouvais passer. Si j’avais vu la chose read more

Marketing

Marketing

Mais pourquoi n’ai-je pas pensé mettre « sexe » dans le titre d’un article Culture Visuelle avant ? Et, même si c’est un billet très subjectif et rapide, je gagne enfin d’autres lecteurs que les lecteurs à gros cerveaux habitués du lieu !

L’épreuve sexuelle

L’épreuve sexuelle

À partir de :

– La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche
– Welcome to New York,
d’Abel Ferrara
– Nymphomaniac,
de Lars von Trier

Où sont les désirants ?

Dans ce début de XXIe siècle, Le sexe au cinéma est morbide, sadien, triste, marchand, froid, sportif, désespéré… Mais aussi paradoxalement cru et factice. Et devant le rejet à peu près universel que provoque le dernier Ferrera, je me suis demandé si nous n’étions pas arrivés à un point limite ? Car je n’aurais jamais cru écrire ça un jour, mais au cinéma, je sors maintenant moralement et physiquement épuisé des scènes à caractère sexuel.

64 Kamasutra artbook

64 Kamasutra artbook

« 64 » est un artbook érotique joli et gentiment luxueux initié par Francesca Protopapa. La maigre part textuelle a l’élégance d’être en trois langues : français, italien, anglais, mais c’est essentiellement un catalogue read more

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 4 / subjectivité

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 4 / subjectivité

Les chapitres précédents de cette promenade en Tumblr :

1 / Introduction
2 / construction de la machine
3 / lectures

Mais là, maintenant, reprenons du début. Puisque j’ai décidé ici de simplement raconter mon parcours dans Tumblr, dedans Tumblr, car il y a un dedans de Tumblr qui n’est pas accessible par la navigation Web. Puisque j’utilise Tumblr pour observer Tumblr. Et puisque je ne connais pas d’autre moyen que rentrer quelque part pour savoir « comment c’est dedans ». Et il sera toujours temps de se poser la question du sens de cette expérience. Mais pour l’instant, continuer à raconter…

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 3 / lectures

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 3 / lectures

Voilà, si vous avez lu les deux premiers chapitres, j’ai maintenant à disposition des collections d’images thématiques, dont les thèmes m’ont été dictés par l’observation d’un flux d’image alimenté par plus de 450 blogs tumblr. De nouveaux thèmes pourront émerger, s’imposer, et d’autres que j’avais « pressentis » se sont avérés décevants.

Chapitre 1

Chapitre 2

Ce qui est à comprendre, au vu des premières réactions et de quelques conversations, c’est que je ne suis pas un utilisateur lambda sur Tumblr. En général, on me dit « je n’ai pas la même expérience que toi». Mais si je m’en étais tenu à une expérience d’utilisateur lambda, ou de « joueur » adolescent qui chasse le follower, je ne verrais passer que des images ayant de près ou de loin rapport à l’Histoire de l’Art dans un cas, ou des Lolcats dans l’autre. Je n’aurais pas croisé les obsessions visuelles involontaires des « autres », à définir, ni la pornographie dont je n’ai pas l’usage. Pour avoir une idée, même imprécise, de ce qui parcourt ce réseau en arrière-fond, il fallait accepter ce que personne ne fait jamais : s’abonner à des blogs avec lesquels je ne partage à priori rien. Je dis à priori, car je crois que je partageais bien plus de choses avec mes contemporains que je n’aurais pu l’imaginer, et surtout que je n’aurais dit si l’on m’avait demandé de décrire mes goûts.

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 2 / construction de la machine

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 2 / construction de la machine

Je pensais originellement écrire un gros article synthétique sur Tumblr… Mais j’ai cette étrange habitude de me donner à l’expérience, au point de m’installer comme rat de laboratoire à l’intérieur même du dispositif que je construis.
Je n’ai donc pas dérogé à mes habitudes ici.

Reportez-vous à l’introduction pour la présentation de Tumblr.

J’en suis là de mon récit : Je me retrouve maintenant avec un blog de « collecteur », c’est-à-dire de partage d’images que je devais choisir dans ce que proposaient les blogs auxquels j’étais abonné. Ce premier bog :

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 1 / Introduction

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 1 / Introduction

On n’aborde pas un réseau social sans s’y plonger

Depuis environ 6 mois, je me suis immergé dans l’un des hauts lieux de l’imaginaire contemporain partagé, le réseau social et plateforme de blog « Tumblr ». Si vous connaissez peu, n’allez pas imaginer que ce réseau est très secondaire. Relativement peu connu en France, il semblerait qu’il arrive devant Facebook chez les jeunes américains (13-25 ans), et sa courbe de croissance est très supérieure à celle de Facebook.

Un conte avec des parents abusifs, de la violence et la mort !

Un conte avec des parents abusifs, de la violence et la mort !

 

 Caran d'Ache
Caran d’Ache

C‘est un conte cruel, comme un roman de Boris Vian, qui raconte comment des parents angoissés tuent l’imaginaire de leurs enfants à force de vouloir les garder de tout et n’importe quoi. Comment des parents dans un mélange de superstition et d’appréhension espèrent pouvoir préserver leur progéniture des tourments mentaux, accidents naturels de notre vie psychique en formation. Des parents qui ont plus peur des cauchemars de leurs enfants que de ce qui sort de leur propre bouche, chaque jour, quand ils s’adressent à eux.

Bête

Je suis une bête qui aime l’autre bête. Je ne suis pas fétichiste. J’ai essayé de l’être à une période de ma vie, en partie par mimétisme culturel, en partie par ennui. Mais je ne suis pas fétichiste. Je ne suis qu’une bête qui aime l’autre bête.

Le nerd comme agent culturel (approche)

Le nerd comme agent culturel (approche)

homme-vitruve_brooksCet article note en vrac et peut-être trop rapidement quelques réflexions un peu fermées sur la figure du NERD comme objet historique. Il faut préalablement lire « Spider-Man est-il un mythe ? », être familier des concepts préférés d’André Gunthert et connaitre à peu près ce qui s’est produit depuis 1945… L’article utilise l’univers de la Marvel, pour rester cohérent avec le postulat « Spider-Man », mais aurait pu très bien s’illustrer avec Hollywood, ou l’édition japonaise, ou même française (en plus tardive).

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

matsumotoJe me suis dit un peu rapidement « pour me remettre en jambe, pourquoi ne pas profiter de la venue en France d’un trésor vivant du Japon ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi pas ? Et c’est innocemment que je me suis penché sur le cas de Leiji Matsumoto de passage au 40e Festival international de la Bande dessinée et papa de celui qui reste ancré dans la mémoire d’une génération de français sous l’étrange nom d’« Albator », série d’animation qui participa à l’invasion de la TV française par les animés nippons dans les années 80.

L’homme est-il brun ?

L’homme est-il brun ?

C’est la question que je me suis posée lorsque j’ai découvert une page entière consacrée à cet étrange genre littéraire qu’on nome littérature sentimentale, ou à l’eau de  rose, ou directement par le nom de la plus célèbre des collections : « Harlequin ».

Ha, ça existe encore, et le site est tout rose !

Je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, j’ai vu : sur toute les couvertures, le même homme, à quelques nuances près, comme si au cinéma un acteur unique avait du jouer dans tous les films, et donc ici, dans toutes les histoires d’amour et d’argent mêlées.

Qui a peur du corps ?

Qui a peur du corps ?

Réflexions autour du livre « sublime maladie » de Céline Guichard

Il paraît qu’on a peur de la mort

Est-ce bien sûr ? Chez les animaux, il existe une hypnose étrange, automatique, que l’on peut provoquer en retournant l’animal brusquement et en le maîtrisant. Le cerveau entre alors read more

Tendance Jeandel

Tendance Jeandel

Mes petites recherches sur Charles-François Jeandel ont régulièrement des conséquences inattendues. Comme celle-ci : Je signe un article dans « Mode & Tendance » N°11 / Automne Hiver 2011-2012. Le titre n’est pas de moi, mais l’article, si si read more