La guerre des pauvres, et au lit !

Que fait donc Éric Vuillard ? Je ne sais pas, chaque année, un texte, une claque, un revers, une promesse d’encore plus, et… je ne sais pas. Quand je pense à ce que lisent les gens, « les gens », à ceux qu’ils enrichissent… Devraient plutôt lire Éric Vuillard, superbe écrivain, qui a pris la charge, quelle charge, de déniaiser nos contemporains. Mais ont-ils envie de se déniaiser ? Ne s’y complaisent-ils pas, dans leur connerie crasse ? Je ne sais pas, je ne sais rien, mais je lis maintenant Éric Vuillard avec attention et plaisir, et il m’éclaire les choses, même si souvent le livre n’est qu’un simple rappel, un simple rappel historique mais salutaire et toujours à point. Inactuelle, la littérature peut aussi entrer en résonnance avec son époque, vraiment, et pas comme ces doxas fautives pondues tordues par les idiots maladroits et malfaisants qu’on nous vend et survend à longueur de média.

La dernière claque sonne cruelle. Elle rappelle que les guerres des pauvres sont rarement propres, qu’elles puent de la gueule et de l’idéologie, qu’elles se terminent toujours mal et injustes, mais qu’elles sont toujours légitimes… Faites-en des cauchemars, vous le méritez.

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