Réparé

Petite machine fragile. On apprend à tout âge. Donc, je découvre à quel point je suis une machinerie en toc, made in foireux, et surtout, alors que j’aurais pu espérer m’endurcir avec le temps, je me trouve vacillant d’un rien, démontable, somatisant de peur. Les symptômes sont de plus en plus violents, plus violents qu’à 20 ans. C’était prévu dans le contrat, ça ? C’est ça la maturité ?

Oui OK, réparé. Réparé.

Réparé !
Réparé !
Réparé !
Réparé !
Réparé !
Réparé !
Réparé !

Galope dans la ville. Bientôt, retour à l’état sauvage. Cœur qui se lève, se serre encore un peu. Je glisse glissant d’une punkette allemande à Barbara Carlotti, et ma foulée s’assure. Je glisse et absorbe. Cette petite serveuse, affalée sur sa table en terrasse, la lèvre en avant, guidant l’œil jusqu’à son bras plié devant, sa main tombant renversée avec son clope dérisoire en proue. Évocation d’absinthe. Absorbe la beauté, de sa torpeur d’avant le coup de feu, fraction de seconde, absorbe et file. Réparé.

Le monde est de retour.

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