Madame Apollon

Madame Apollon

À l’épuisement du XIXe, si Rachilde avait tenu la distance au long de son Monsieur Vénus et ne s’était pas rapidement perdue dans les convenances — qui s’occupe des convenances d’il y a un siècle et demi ? — elle serait entrée en littérature par une porte aussi haute qu’inédite. Lire la suite

Vertigo premier

Vertigo premier

Bien avant Alfred Hitchcock, un écrivain français associait le chignon et le vertige. C’est amusant, mais je n’en tire aucune conclusion. Il est hautement improbable que René Crevel partageât le bas fétichisme d’Hitchcock en la matière (mais le symbolisme, oui).

Êtes-vous fous ?, Gallimard, 1929 :

« Elle porte collier de visages en Lire la suite

Urgences humaines

Urgences humaines

C’était il y a dix jours

Semonce. Nuit d’agonie, petit matin aux urgences. Diagnostique : pas d’urgence, mais il faudra extraire l’organe et son gros caillou. Le sujet n’est pas là. Le sujet était à côté de moi, sur l’autre brancard. Homme un peu plus vieux que moi, qui cherche ma complicité, très peu aimable avec le personnel Lire la suite

Portrait : Natacha Sicaud

Portrait : Natacha Sicaud

Il y a quelque chose de souple et énergique à la fois qui apaise et séduit l’oeil dans l’élégant trait ligne clair au réalisme légèrement cartoonesque de Natacha Sicaux (et des évocations 30′ et 70′). Pour être juste, il faudrait noter aussi la solidité structurelle de ses figures… Lire la suite

Le paysage borné

Le paysage borné

J’ai pensé au goût d’Éric Tabuchi pour la part clandestinement culturelle du paysage lorsque je suis tombé sur cet article du Nº 22 (15 mars 1931) d’Arts et métiers graphiques, l’une des très belles revues anciennes scannerisées par Gallica.bnf.fr : « De la signalisation Lire la suite

Le retour de Gombrowicz

Le retour de Gombrowicz

Je lis pas mal de chose en ce moment, dans un désordre assumé, et au milieu de ce chaos de plutôt belles choses, sans trop savoir comment, les nouvelles premières de Gombrowikz. Gombrowikz…
(Je me souviens au passage des longues conversations que nous avait provoquées la lecture de « la pornographie » avec Fabrice Neaud, pendant l’été 1992). Ses nouvelles de jeunesse Lire la suite