chant

J’écoute une fille qui chante aussi mal en anglais qu’en français. Elle me dit « je suis contre les chastetés ». Et je suis bien d’accord… Dommage que le reste du texte soit nul (dommage que ce ne soit jamais vrai).

(Je me dis, à voix basse : qui parle de la mélancolie du sexe ?)

Moi ? Peut-être, mais alors, faut un lien avec la lubrification, ou le défaut de lubrification, genre, ouaip…

Le grand lac gelé

Donc, l’anti machin. Brusquement, ta queue se dissout. Et pas que ta queue, hein, ta queue, réelle, et celle dans ta tête, qui commande l’autre.

( Mais faut pas s’inquiéter, j’aime pas les trucs anxiogènes, elle va revenir, hein ! )

Pas de suspens.

Donc, le grand lac gelé, la métaphore à la con. En gros, t’as plus envie. Enfin, j’aime pas dire ça comme ça, parce que j’ai pas besoin d’avoir envie pour baiser, c’est juste une chose que je fais, et que je peux faire, « comme ça », oui comme ça, sans avoir besoin de justification. Le désir, l’envie, c’est des trucs à la con, rien à foutre (ha !).

Non, c’est pire, c’est pas disparition du désir, c’est disparition du sexe, du sexe comme phénomène, global, de l’organe et des organes mentaux qui vont avec. Plus rien. RIEN ! Comme si ça n’existait pas, ou que ça n’avait jamais existé !

la grosse angoisse !

ça

J’aime bien commencer par l’antithèse. Mais là, non.

Je m’en fous. Donc, je suis un singe, pas un gros singe balourd, hein, non, un plutôt petit singe. Pas le genre à se taper la poitrine, non, ni à avancer mollement en avançant les épaules. Non. Un petit singe, du genre suspendu, rigolard et obscène. Oui, obscène, puisque vue de dessous puisque suspendu… Les bras, c’est fait pour ça, et les cuisses, c’est fait pour s’écarter !

L’avantage, c’est comme avec les nains, c’est que proportionnellement, un petit singe parait mieux membré qu’un gros.

Comme tous les singes, je suis un branleur. Un sacré branleur. Et faudrait pas croire que c’est de la frustration ou du vice, hein ! Non, comme le préconise Giacomo, c’est de l’hygiène. Bon, non, si, oui, c’est un tout petit peu du vice… parce que le singe, le coït, ça épuise même pas son énergie sexuelle, alors, la branlette, ça assure le rééquilibrage énergétique, et ça évite de persécuter la partenaire. Et puis merde, la partenaire, elle fait pareil ! Je sais, elle le dit : « Je me suis branlé ! »