l’Été des charognes

l’Été des charognes

Après le Goncourt qui s’est dispensé des euphémismes du roman bourgeois, je traverse l’Été des charognes, parce que solstice d’hivers, un premier livre de Simon Johannin chez Allia.

Ça commence entre le pays de la merde de  Jourde et la guerre des boutons, ça finit après Bukosvki en  post-punk lyrique, avec ce tour de force d’adapter Lire la suite

Ex-libris Golo

Ex-libris Golo

Golo m’a offert le très bel Ex-libris que lui a édité la
Librairie Super Héros. On y voit Istrati, l’écrivain, fuyant la police d’Alexandrie pour continuer sa lecture.

Le déclin de la littérature (encore ?)

Je me rends bien compte que je ne serais jamais en phase avec les lectures de mes contemporains, car je suis bien incapable de lire aujourd’hui les distractions de mon adolescence (les trucs qui ne me font plus ni rêver ni peur) et pas plus tous ces déclinistes que lisent mes amis. Je ne lis pas les déclinistes. Pourtant, ils se lisent Lire la suite

Chambre pâle #4

Chambre pâle #4

« Plis, croûtes, et zones humides », thème et sous-titre de l’Opus 4 de Chambre pâle, l’élégant artzine collectif A5 entièrement sur papier léger avec dessins légers, textes maniérés ou photos intenses. Une revue courageusement généraliste, donc, au contenu inégal, comme tous les collectifs. Couverture de Jérémy Boulard le Fur. 63 auteurs, 92 pages…

Prix libre Lire la suite

Le jardin des délices de Silvano Agosti

Le jardin des délices de Silvano Agosti

J’ai vu avec intérêt « Le jardin des délices », curiosité cinéphilique de 1967. D’un même élan j’ai écouté le réalisateur Silvano Agosti (bonus DVD), qui se situe entre Éric Rohmer pour la pauvreté assumée des moyens techniques, Jean-Pierre Mocky pour l’aspiration (ou obligation) à l’autonomie Lire la suite

L’éternelle réactionnaire, toujours 

Cette manie qu’ils ont tous d’admirer des gens qui ne pensaient pas comme eux s’ils ont l’élégance d’être mort depuis suffisamment longtemps… et de systématiquement mépriser leurs contemporains (sans les connaître)… Avant hier, lu un autre essai nauséabond de Christoper Lasch, ramassis de conneries  (« Culture de masse Lire la suite

En attendant t’avenue, urbaine déambulation

En attendant t’avenue, urbaine déambulation

La 5e couche sort un nouveau livre de François Henninger, « En attendant t’avenue »,  dont chaque double page tronçonne une parcelle d’une unique façade d’une unique avenue, déclinant des motifs répétitifs scandés en abîme pour évoquer une incroyable théorie d’architectures Lire la suite

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés…

Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

Witchazel et la menace d’Anankor

Witchazel et la menace d’Anankor

Elric m’a offert son dernier album, le tome 3 de Witchazel, série animalière qui voulait initialement retrouver le charme des bandes de Macherot (auteur avec lequel je n’ai aucune imprégnation enfantine et dont l’aura reste pour moi un mystère), mais Lire la suite

Triangulaire réminiscence

Triangulaire réminiscence

Cet été, Séverine Gallardo publie sur l’un de ses réseaux une photographie d’une installation vue pendant sa visite au pavillon Russe de la Biennale de Venise. Par sa similitude formelle fortuite, le travail de cet artiste russe a réveillé quelques souvenirs, de ce que je produisais avec la fibre de cellulose en 1990 très loin de la Russie…

Le post :

Mes photos souvenirs :

La Lire la suite

Jérôme m’emmerde

Jérôme m’emmerde

J‘ai essayé de lire « Jérôme » de Jean-Pierre Martinet, écrivain maudit réédité ces dernières années chez Finitude. C’est un gros livre plutôt attrayant, épais, souple, rempli de grosses pages bien grasses, bien pleines, trop… Dans ce désert de la balise <p> (pour les geeks), j’ai Lire la suite

Le restaurant de Miroslav Sekulic-Struja

Le restaurant de Miroslav Sekulic-Struja

Aujourd’hui, Miroslav Sekulic-Struja balance sur Facebook une petite peinture monochrome qui évoque en concentré tout le cinéma des côtes de l’Adriatique. Je la pose là pour mémoire, avec son aimable autorisation. Avez-vous vu le photographe ? Cette vue est-elle une étrange photographie dans le grand miroir d’un restaurant ?

Atlas of forms

Atlas of forms

Joie ! J’ai enfin pu feuilleter le grand livre d’Éric Tabuchi, « Atlas of forms » (Poursuite éditions) ! Avec un mélange de plaisir, de surprise enfantine, de jalousie (le livre n’est pas à moi),  qui me confirme à quel point je Lire la suite

CITERUINE #2 : LA STATION

CITERUINE #2 : LA STATION

CITERUINE est une série de livres concept qui se promène dans les décors désertés des autres livres de Jérome Dubois. Chaque livret est donc une sorte d’auto-commentaire,  de question à la fiction d’origine (un hypertexte) et une étrange manière d’explorer un imaginaire par le dépeuplement, comme visiter un théâtre après la pièce (et ceci devrait rentrer dans ma Lire la suite