Peinture

Lucrèce contre le roi d’Hollywood

Lucrèce contre le roi d’Hollywood

Quand le scandale éclate, je suis en train de lire une traduction de Tite-Live. Et Denys d’Halicarnasse aussi. Il y avait une raison pour que je me perde là, aussi loin. Je partais d’une pièce de Shakespeare, de son sujet et de son pendant dans la peinture classique, commençant selon une vieille habitude à collecter les versions, par divers peintres, du suicide de Lucrèce…

Bonjour monsieur  Caldeira

Bonjour monsieur Caldeira

Il existe aujourd’hui une belle scène mondiale de la peinture néo-réaliste. Presque envie de dire « comme il existe une scène mondiale d’à peu près tout ». Mais oui, il y a une scène vivante, vivace et passionnante, même read more

Invisible Alice Martin de Voos

Invisible Alice Martin de Voos

Ce matin, il me vient l’idée saugrenue de trouver des traces visuelles d’Alice Martin de Voos (née Marie Françoise Genet), cette dessinatrice de la fin du XIXe siècle qui a la particularité d’être la tante de Jean Genet. Outre la confusion possible read more

Sur mon pictorialisme

Sur mon pictorialisme

J’ai pris en photo Sarah Merhej & Lisa Frühbeis dans leur atelier commun. Le dernier jour d’atelier pour Lisa, qui commence à décrocher ses planches en chantier de la table à dessin et du mur métallique.

Et je poste cette photo sur facebook le 21 septembre 2017…

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Alfred Kubin, victime de la dictature de la réception

Alfred Kubin, victime de la dictature de la réception

Juste avant la tornade de paranoïa collective qui s’est abattue sur les campagnes [électorales] de mon petit pays, je pensais à quoi, déjà ? Ha oui, je venais d’extraire de ma bibliothèque et reparcourir trois petits fascicules d’Alfred Kubin, le dessinateur autrichien, édités par Allia en 2007 : « Le cabinet de curiosité », « le travail du dessinateur » et « ma vie ». Je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment lu « ma vie », donc « sa » vie.

Je ne peux pas dire que j’ai une passion particulière pour Alfred Kubin, dessinateur que je classais instinctivement comme « symboliste tardif », ou pour être plus indulgent, coincé entre « symboliste tardif » et « précurseur du surréalisme »… Un artiste de transition en quelque sorte, coincé entre deux époques, coincé entre deux siècles… La lecture de sa vie, texte rapide mais informatif, m’a permis de préciser mon jugement et m’a, du même coup, provoqué quelques réflexions d’ordre plus générales.

Temps mort

Temps mort

Je voudrais, j’aimerais, juste, un peu, que vous arrêtiez de mourir autour de moi.

Ce matin, la cérémonie, c’était pour Marcelle, cousine et prof d’histoire géo, la première qui m’a emmené dans un théâtre parisien (me souviens de presque rien, ni du nom du théâtre, read more

Un chemin

Un chemin

En 1992, avec Fabrice Neaud, nous avons réalisé ce qui reste sûrement la plus étrange commande de notre vie : un chemin de croix pour une église moderniste d’un quartier d’Angoulême. La commande était ferme, correctement financée, et personne ne nous demandait d’adhérer à l’usage religieux des peintures. Ce qu’on attendait de nous, c’était un regard actualisé de jeunes gens sortants neufs d’une école des beaux-arts.

J’ai abandonné…

J’ai abandonné…

la peinture qui m’a changé,

J’ai abandonné Monet et Kirchner, j’ai abandonné Zurbaran, Cézanne et Picasso, j’ai abandonné Bonnard, j’ai abandonné Gainsborough, j’ai abandonné… Oui, j’ai abandonné Chardin, oui… read more

Grande scène de mort

Grande scène de mort

[Cet article était préalablement publié sur www.leportillon.com en date du 5 avril 2008. Mais il datait de l’automne 2006, si mes souvenirs sont bons… sa date de publication ici est le 6 mars 2013. Mais il est antidaté pour ne pas parasiter le flux]

Vous connaissez Max Beckmann ?

À la sortie de l’adolescence, je me suis pris d’une passion pour les expressionnistes allemands. Leur peinture représentait pour moi une sorte de quintessence de la peinture. Une toile ne pouvait être expressionniste qu’en étant la trace d’une énergie picturale pure, paradoxalement moins maniérée que dans l’abstraction, car la représentation brutale obligeait la forme sans échappatoire vers un quelconque esthétisme. Les toiles les plus crûment picturales ont été produites par ces gens-là, à cette époque-là, dans la broyeuse des deux grandes tueries mondiales.

L’essai à l’état gazeux

L’essai à l’état gazeux

Sur « l’Art à l’état gazeux » d’Yves Michaud, Hachette Littérature.

À la manière de l’auteur, je me suis tenu à une discipline de fer : ne citer personne, rester dans le plus grand vague, celui de l’opinion gazeuse.

Souvent, les commentateurs de l’Art contemporain sont durs avec lui, et ne se trompent guère sur la description qu’ils en font. Leur erreur à peu près générale concerne plutôt l’art du passé, qu’ils fantasment et imaginent d’après un ensemble de poncifs dont on n’arrive pas à les décrotter. Ainsi, le livre d’Yves Michaud « l’Art à l’état gazeux » est exactement le genre de livre que j’attendais depuis longtemps sur l’Art de la fin du XXe siècle : la tentative d’une histoire sous l’angle ethnographique, qui dessine un paysage historique pour ce temps proche, mais traité « comme un autre temps parmi les autres temps », contrairement à ce que je lisais si souvent, dans d’autres textes qui semblaient imaginer ce temps trop proche pour faire histoire.

Le Muscle Carabine état second

Le Muscle Carabine état second

Le muscle carabine est un superbe graphzine géant, format 30X40, sur papier fort, qui présente plein pot les dessins ou peintures d’obsessionnels contemporains. C’est United Dead Artists, le truc de Blanquet, qui est l’autre éditeur français (avec read more

Gaz flowers de Scott Batty

Gaz flowers de Scott Batty

Gaz Flowers est une monographie de 7×10 cm, ce qui n’est pas courant. Dans ce format micropublication, à 450 exemplaires (c’est marqué dedans), Le Dernier Cri édite un catalogue des têtes composites et morbides de Scott Batty, et un texte de Pacôme Thiellement. De cette taille, read more