psychanalyse

Pas de politique

Je ne discute pas de politique sur les réseaux sociaux. J’y publie des photographies qui sont des messages muets, abscons, indéchiffrables, signifiants seulement pour moi, mais qui gardent toujours en eux l’espoir d’être lu.

Je voudrais que certains de mes posts disent quelque read more

Charybde et Scylla

Le problème avec facebook, c’est la mémoire. Tout le monde a vécu cette petite frustration à ne pas retrouver quelque chose qu’il a vu juste quelques minutes avant, parfois. C’est la dure dictature du flux. Alors, il est cruel de se dire qu’un commentaire génial va se read more

Mes stratégies fatales

Encore un titre trompeur. Mais l’évocation d’un des meilleurs titres de tous les temps : « les stratégies fatales » (bien meilleur que cet horrible « À la recherche du temps perdu » qui sonne si vulgaire, si « roman pour mémère »), car je retourne à Baudrillard, depuis read more

Dans la nuit de jeudi à vendredi

Dans une poisse d’insomnie, retour à conscience claire avec ça dans la tête : « Tous nos désirs cachent un salaire vil ». Tends le bras par réflexe, prends le smartphone et note la phrase. Le matin, m’en souviens, et accepte, sans être sûr de bien comprendre…

Revenir à soi

Après tout, ce blog est narcissique, alors revenir à soi, trahir le rêve (l’interpréter donc) pour ne retenir que racine.

Interpréter mes morts, interpréter les photographies anciennes. Se demander, vite, pourquoi j’évite d’écrire ces petites choses.

J’ai lu, dans ces read more

Un rêve de fin de nuit

J’ai fait un rêve étrange, étrangement sérieux, qui me dit de sortir de ma bibliothèque « Sur Racine » de Barthes et de travailler sur le comics US avec ça… Heu… Dans le rêve même, je sais que c’est chiant comme la mort, à la fois limpidement pertinent, et chiant read more

L’organe du père

L’organe du père

Ha oui, à propos de cet organe du père… Quand on m’a mis un réflex numérique entre les pattes, comme ça, alors que je n’en voulais pas (c’est sale), j’ai été surpris de voir ce doigt glisser la molette en position « manuel » (tout ça est un cadeau aux freudiens, read more

Pape polysémique

Hier, sur mes réseaux, je vois passer deux citations du même discours du Pape qui m’a piqué mon nom. Ces deux citations sont contradictoires et incompatibles. Pourtant sorties d’une même bouche, elles sont colportées par deux read more

Poésie perdue

Cette nuit, un rêve étrange.

Je cherche quelque chose, ou plutôt « des choses » dans ma bibliothèque.

Mais cette bibliothèque n’est pas ma bibliothèque réelle. C’est une bibliothèque éclatée, répandue sur un territoire assez vaste, constituée de constructions de taille réduite, read more

Cette nuit

J’ai rêvé d’une ascension vers le bas, à deux, à travers des escaliers paradoxaux et enfin un boyau étroit rempli de vase et peuplé de rats géants.

 

En me levant, je reprends l’écriture pour Marine.

 

 

Revenir

Revenir

Trouver les mots. Je dis souvent, maintenant, qu’il n’y a plus jamais de « syndrome de la page blanche » pour moi. Je peux me poser, n’importe où, n’importe quand, et écrire. Ceci ne garantit pas que je serais content du résultat. Mais le fait est là. Après les étranges expériences d’écriture en ligne de la dernière décennie, le problème n’est plus jamais « quoi écrire. Plus jamais, mais “comment”.

Un tramway nommé… ennui

Un tramway nommé… ennui

Passage TV et révélation : « Un tramway nommé Désir », si tu fantasmes pas sur le torse de Brando jeune (C’est pas ma came)… C’est quand même une pauvre chose surjouée gavée d’humour involontaire, de ridicule qui tue, de scènes improbables et psychologiquement infondées et surtout, surtout, d’interminables tirades de la frigide Vivien Leigh !

Ce n’est pourtant pas la première fois que je le vois. Mais quand j’ai commencé à rire, à rire, j’ai enfin accepté d’outrepasser son aura monstrueuse, et enfin compris que j’avais vu des tas de meilleurs films de l’époque, et même de bien meilleur Kazan (il faudrait revoir, mais j’ai un bon souvenir de « Sur les quais » par exemple).

Le deuil de Laura Ingalls

Le deuil de Laura Ingalls

J‘ai découvert au hasard d’un partage d’article sur facebook que Laura Ingalls est un personnage historique. C’est idiot peut-être, mais découvrir la chose m’a troublé. J’ai trouvé ce trouble idiot, puisque je n’ai pas d’attachement nostalgique à ce personnage de fiction.
Oui, enfant, j’ai subi « la petite maison dans la prairie », car lorsqu’on est enfant on absorbe ce qui se présente. Mais depuis toujours, j’ai une répulsion pour les fictions larmoyantes. Comme celles qui, à l’image de la littérature morale du XIXe siecle, n’hésitent jamais à se vautrer dans la boue poisseuse du pathos.

Les promenades de Nylso

Les promenades de Nylso

IMG_8435Vendredi (5 décembre 2014), je suis passé voir Nylso à la Maison des auteurs (Angoulême). Sa résidence s’arrête à la fin du mois de décembre et je voulais le photographier dans son atelier avant son départ. Il est encore installé pour quelques jours dans un grand atelier collectif en sous-pente. J’aime bien ce 3e et dernier étage de La Maison des Auteurs, car les fenêtres mansardées barrent les photographies de grandes diagonales de lumières qui évoquent un décor de SF ou de film expressionniste.

100 de plus !

100 de plus !

J’ai reçu aujourd’hui 100 tirages de plus pour l’exposition de janvier. Impression mitigée à l’ouverture du colis, et puis non, c’est bon ! Oui, c’est bon !

Ensuite ? Feuilletage des 100 photographies. Une de mauvaise. Une seule ! Et puis, un petit pincement read more

Au cœur de la mélancolie numérique

Au cœur de la mélancolie numérique

Oui, en son cœur même il y a la question de la sauvegarde. Lorsqu’on se penche sur ses archives numériques, il y a toujours un petit moment de vertige, devant l’ampleur, devant l’impossibilité physique de trier, ordonner ou même choisir. Alors, on stocke, on stocke dans des volumes de plus en plus grands, qui représentent un deuil d’autant plus grand lors d’une défaillance… J’ai déjà évoqué le traumatisme du premier crash disque, moment important de notre vie numérique. Et ensuite, selon les personnalités, des stratégies différentes. Pour moi et pour beaucoup, pour l’avoir entendu, la stratégie psychologique préférée aux stratégies paranoïaques matérielles : accepter de perdre. Sinon, c’est la course angoissante à la sauvegarde.