rêve

Un rêve de Walter Benjamin

Un rêve de Walter Benjamin

Apparemment, la littérature numérique n’est pas morte, dans les coins. Apparemment, les envies de réseau bougent encore, dans les coins. Et puis j’aime les mini-livres, le domaine public, le libre, et Walter Benjamin… alors, visitez, lisez-fabriquez, ou fabriquez-lisez un mini-livre de Walter Benjamin chez abrupt.ch, ici :
https://www.abrupt.ch/cyberpoetique/walter-benjamin-reve/

Le joli GIF est abrupt

Rêve du 9 mai

Rêve du 9 mai

Je glissais sur le ventre sur la crête herbeuse affleurant d’un marécage, sans peur, avec même une certaine volupté, de ces voluptés du surf.

Ensuite, de loin, d’une perspective d’une place immense, le marécage se réduit à un canal rectiligne scindé en deux par la crête herbeuse que je découvre installation, scandée de petits panneaux portant des inscriptions obscures, et se terminant, impossible, par un ultime panneau désignant l’œuvre.

Ensuite, je suis au cœur d’une ville balayée par une tempête de sable. Je suis environné par le sable, très fin, qui tourbillonne sans que j’en éprouve aucune gêne respiratoire.

Du cœur de cette tempête, je me réveille, sans émotion.

Dans le matin, dans la fin de la nuit

Une vision du monde humain comme une monstrueuse pelote de fils emmêlés, et moi, à côté (pas dedans, tiens ?), minuscule pelote de fils tout aussi emmêlés…

Impression qu’on ne s’en sortira pas, et que, minuscule laboratoire, je ne m’en sortirais pas plus et n’en trouverais plus le bout.

Presque nu sous la pluie

Cette nuit, deux rêves, une double évasion, une double perdition et la découverte d’un pays de cocagne…

Au milieu, je me laissais prendre par une forte pluie d’été nocturne, dans une grande rue animée par une grande fête.

 

[Je sais, « double perdition », ça sonne bizarre ! :)]

J’ai rêvé de la fin

Étrange. Je me souviens peu de mes rêves. Mais, peut-être conséquence de l’effondrement personnel de jeudi après midi, cette nuit était une fin : j’étais dans une ville comme la mienne ou comme Poitiers, en coteaux parallèles. Je suis sur un axe qui passe d’un coteau à l’autre, loin du centre-ville, et brusquement la ville disparaît dans un nuage blanc gris, les Lire la suite

Dans la nuit de jeudi à vendredi

Dans une poisse d’insomnie, retour à conscience claire avec ça dans la tête : « Tous nos désirs cachent un salaire vil ». Tends le bras par réflexe, prends le smartphone et note la phrase. Le matin, m’en souviens, et accepte, sans être sûr de bien comprendre…

Un rêve de fin de nuit

J’ai fait un rêve étrange, étrangement sérieux, qui me dit de sortir de ma bibliothèque « Sur Racine » de Barthes et de travailler sur le comics US avec ça… Heu… Dans le rêve même, je sais que c’est chiant comme la mort, à la fois limpidement pertinent, et chiant comme la mort.

Ce matin, comme un automate, je sors « Sur Racine », mais aussi par association Lire la suite

Coléoptère

Dans la nuit, une bête dans la chambre. Je prends le portable position « lampe torche » et fouille le noir. Rien. Pas un moustique, il y en a eu deux ou trois, non, une bête plus grosse, qui tombe juste le long de mon oreille, et ensuite vrombit ailleurs, et plus tard tombe lourdement sur le sol. Ne voyant rien, et n’identifiant aucun danger, papillon de nuit ? Coléoptère ? Je décide Lire la suite

Poésie perdue

Cette nuit, un rêve étrange.

Je cherche quelque chose, ou plutôt « des choses » dans ma bibliothèque.

Mais cette bibliothèque n’est pas ma bibliothèque réelle. C’est une bibliothèque éclatée, répandue sur un territoire assez vaste, constituée de constructions de taille réduite, en bois, comme des hangars, granges ou cabanes, et des terrains accidentés, boueux, mais aussi Lire la suite

Cette nuit

J’ai rêvé d’une ascension vers le bas, à deux, à travers des escaliers paradoxaux et enfin un boyau étroit rempli de vase et peuplé de rats géants.

 

En me levant, je reprends l’écriture pour Marine.

 

 

C’est moi ?

C’est moi ?

Elle me montre un tumblr inconnu.
— Regarde, au milieu, le dessin…
— C’est un de tes dessins… pourquoi tu me le montres ?
— Ha ha ha ! Quoi ? Tu n’as pas compris ?
— Quoi ?
— Mais c’est toi !
— Ha ? Mais la tête… ça ne me ressemble pas…
— Oui, c’est métaphorique… Regarde le sein surnuméraire !
— Ha oui !
— C’est un portrait de toi… C’est toi… Pfuuu T’es pas observateur !
— Bon, OK… Faut que je mette ça sur mon blog !

De l’autre côté du miroir

De l’autre côté du miroir

Le miroir, seuil, froid et dur, cassant coupant, déchirant les organes. Tu ne passes pas de l’autre côté comme ça, comme on fait un pas en avant. Non. 7 ans ont passé. Étrange conte. Étrange décompte.

Tiens, hier soir visionné deux choses pas mal du tout.

Super trash, un très bon doc sur une décharge géante (évoque Lire la suite

Sur l’autre rive

à l’horizon se perdait la terre. Des eaux sans fin, tumultueuses, sombres, ombre des peurs.

De cette trouille des profondeurs, du dessous sans prise, des pertes, des dangers cachés.

De l’autre bord du corps.

Du froid qui mord.

Des engourdissements.

Du revers de la surface.

Des symétries verticales.

De toutes les pertes.

À  l’horizon se perdait la rive. L’ancienne. La vieille. Lire la suite

White Bird, que reste-t-il de Gregg Araki ?

White Bird, que reste-t-il de Gregg Araki ?

Avec les troubles du mois dernier, j’allais complétement oublier de noter le visionnage de White Bird, le dernier Gregg Araki. Peut-être parce que celui-ci est peu mémorable ? Peut-être… Rien de plus ? Presque…

Avant tout, j’aime bien Gregg Araki. J’aime bien sa manière décomplexée de brasser la pop culture, et même, pourquoi pas, son obsession du moment traumatique de la sortie de l’adolescence. Même s’il n’est pas Larry Clark… Loin de là.

Le deuil de Laura Ingalls

Le deuil de Laura Ingalls

J‘ai découvert au hasard d’un partage d’article sur facebook que Laura Ingalls est un personnage historique. C’est idiot peut-être, mais découvrir la chose m’a troublé. J’ai trouvé ce trouble idiot, puisque je n’ai pas d’attachement nostalgique à ce personnage de fiction.
Oui, enfant, j’ai subi « la petite maison dans la prairie », car lorsqu’on est enfant on absorbe ce qui se présente. Mais depuis toujours, j’ai une répulsion pour les fictions larmoyantes. Comme celles qui, à l’image de la littérature morale du XIXe siecle, n’hésitent jamais à se vautrer dans la boue poisseuse du pathos.

Les promenades de Nylso

Les promenades de Nylso

IMG_8435Vendredi (5 décembre 2014), je suis passé voir Nylso à la Maison des auteurs (Angoulême). Sa résidence s’arrête à la fin du mois de décembre et je voulais le photographier dans son atelier avant son départ. Il est encore installé pour quelques jours dans un grand atelier collectif en sous-pente. J’aime bien ce 3e et dernier étage de La Maison des Auteurs, car les fenêtres mansardées barrent les photographies de grandes diagonales de lumières qui évoquent un décor de SF ou de film expressionniste.

Dialogue sur la fille virtuelle

Dialogue sur la fille virtuelle

— « Hé, je pense un truc… Oui, hier soir, grosse fatigue, mais là ça va un tout petit peu mieux… Dis, Twin Peaks, c’est pas une sorte de remake de Laura d’Otto Preminger, dont tu me parlais ? »

— « Haaaa… Pas pensé… Mais maintenant que tu le dis… »

— « Donc, la chaine c’est Gradiva Lire la suite

cette nuit J’ai rêvé d’Olivier Broise

cette nuit J’ai rêvé d’Olivier Broise

J’ai rêvé d’Olivier Broise, je le découvrais sur une coupure d’un quotidien, et ensuite je l’entrapercevais rentrant chez « quelqu’un » dans une rue d’ici… Et je me souviens en me réveillant que la conversation que nous avions eue cet été était une étape importante de l’évolution de ce blog… Voilà qui marque un peu plus la qualité collective de l’exercice !