La prosecogenie du manga par la face nord…

La prosecogenie du manga par la face nord…

Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de Jean-Marie Bouissou, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial. Lorsque j’ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j’en avais relativement peu lu. De la Continue reading La prosecogenie du manga par la face nord…

Hâchis

Hâchis

Le soir, le jour, le soir, le jour, cette impression d’être multiple, d’être toujours le personnage que la situation réclame.

Le conte

Le conte

Je pense avec tristesse au pantin que j’envoie chaque matin à la guerre. Chacun de ses gestes, chacune de ses paroles devrait me faire mourir de honte.

terminus mal

terminus mal

Non, je n’ai aucune compréhension, aucune compassion pour l’ignoble faiblesse des lâches qui s’abandonnent aujourd’hui avec une volupté sale aux compulsives crispations de haine de leurs mâchoires bestiales. Mais je ne suis pas de ces commentateurs perplexes qui se perdent en conjecture à chaque retour de vague. Je les connais. Je les connais depuis toujours. Continue reading terminus mal

À l’ombre de Clément Chéroux

À l’ombre de Clément Chéroux

J’ai reçu Ombres Portées de Clément Chéroux, sélection d’ombromanies dans les collections de photographies du centre Pompidou. J’aime beaucoup Clément Chéroux, auteur par ailleurs du très bon Fautographie : petite histoire de l’erreur photographique (Yellow Now, 2003). Il y parlait déjà de L’auto-ombromanie, la manie très poétique d’oublier son ombre dans le cadre, ou d’en jouer. Continue reading À l’ombre de Clément Chéroux

Ithyphallique

Ithyphallique

Ça revient ? C’est ça ? Avant, jusqu’à quoi ? Trente ans ? Confiance absolue et puissance vitale. La parole haute. Ensuite, l’animal piégé, tournant en rond dans sa cage. Transformé en rampant. Et aujourd’hui. Là. Je me suis vu comme un mammifère marin plongé dans des fonds noirs, en lente parabole, avant de remonter, péniblement, et d’émerger, enfin, Continue reading Ithyphallique

Sollers tu es vieux

Sollers tu es vieux

Si vieux… Il y a vingt ans, j’ai lu tes livres, quelques-uns, plus même, et j’ai aimé. Une forme d’écrivain américain, en plus douçâtre, avec une tasse de thé de ta vieille mère bordelaise à la main… C’est amusant et cruel, de considérer cette littérature pseudo-française comme un sous-genre exotique ! Rien à voir avec Continue reading Sollers tu es vieux

Ne plus être neuf

Ne plus être neuf

Je n’ai jamais osé aborder le cœur du malentendu. Pourtant, le mot traverse parfois, mais passe vite, occulté par la culpabilité sociale. Chaque vie trace sa petite route, c’est bien comme ça. Ce qui est pris comme une injustice par l’adolescence devient vite, avec la maturité, une bénédiction. Nous ne nous comprenons pas, et tant Continue reading Ne plus être neuf

Bas

Bas

Dans la nuit, j’ai sorti Pessoa de sa planque, derrière un tas de livres… M’énervais qu’il soit pas accessible. J’ai mis à la place, très provisoirement, dans l’espace libre impossible à gaspiller, le premier tome de L’homme sans qualité. Très provisoirement. Mais le provisoire, dans une bibliothèque… Pourquoi désirer Pessoa, ici et maintenant ? Pour espérer Continue reading Bas

Assassin

Assassin

Il est difficile pour moi de comprendre l’irrépressible désir de trouver sa communauté, son groupe, son appartenance, et au final son combat… La chose la plus précieuse, celle qui fonde notre condition,  la solitude de l’être, représente pour certains le cœur de leur douleur et le point d’ancrage de toutes leurs frustrations… Ce désir de Continue reading Assassin

Langue des oiseaux

Langue des oiseaux

Maintenant, je me sens obligé à l’ésotérisme, alors que le goût m’en est passé depuis longtemps, peut-être une quinzaine d’années. Et c’est comme si je me trouvais contraint par le contexte (sic !) de confirmer l’hypothèse Straussiennes d’une écriture volontairement fermée. J’ai toujours eu un goût pour les jeux d’évocations et les inextricables entrelacs hypertextuels, mais Continue reading Langue des oiseaux

Le vieil homme et l’amer

Le vieil homme et l’amer

Je ne me souviens plus où j’ai lu ça, au début de mon adolescence : « qui n’aime pas l’amertume, n’aime pas l’amour ». Une parenthèse, juste pour tenter de justifier le malheureux jeu de mots du titre de ce billet… Le sujet : relire Hemingway maintenant, c’est inattendu.

Il est donc temps

Il est donc temps

Parfois convergent (mot qu’il faut toujours employer à bon escient) des objets filant pourtant si droit dans l’espace-temps qu’ils n’avaient aucune chance de se rencontrer. Nous sommes de ces petits carrefours, de ces étranges lieux si minuscules de l’espace — n’oublions pas son échelle qui n’est pas la notre — ou viennent se rencontrer des Continue reading Il est donc temps