Manga

Shōchan no Bōken dans ma bibliothèque

Shōchan no Bōken dans ma bibliothèque

J’avais trouvé Shōchan no Bōken, ce mignon manga de 1923, sur quelques forums interlopes, je suppose. C’était il y a au moins une dizaine d’années. Grosse, la dizaine, et j’avais tout de suite montré ça à Yann, et quelques autres, très surpris par l’évocation hergéenne Lire la suite

« Mon village », chronique grotesque de Jun Hatanaka

« Mon village », chronique grotesque de Jun Hatanaka

Pour se sauver de l’érotisme « Télérama » de quelques auteurs de BD à la mode, il faut, je ne sais pas, télécharger les scans du malheureux frère suicidé de Guido Buzzelli, Raoul ? Ou alors, lire un manga jubilatoire ? Oui, tient, la jubilation, chose rare, allons la chercher là où elle est, chez Jun Hatanaka, par exemple !

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Goku et la monoroue (note de lecture)

Goku et la monoroue (note de lecture)

4701Je lis en travers « Goku », un manga de 1987 de Buichi Terasawa, l’auteur du célèbre « Cobra ». Je délaisse un peu Musil qui va me suivre longtemps. Il est chiant aussi à se demander « On peut lire les poètes, étudier les philosophes, acheter des tableaux, disserter toute la nuit : mais ce que l’on y gagne, est-ce de l’esprit ? ». Et bien, du coup, puisqu’il n’y a pas plus d’esprit à trouver chez les philosophes qu’ailleurs (je le savais depuis longtemps, mec, je les ai beaucoup  fréquentés), je lis des mangas,  ramené à la chose par la consultation de la bibliothèque de mon neveux.

Alors, Goku, qui donc s’appelle Goku, comme le roi singe, a aussi un bâton qui s’allonge indéfiniment, comme le roi singe… Ce Goku là est un détective du futur qui évoque beaucoup City Hunter de Tsukasa Hōjō, série commencée deux ans avant. Et donc, ce Goku est aussi l’un des avatars du roi singe du grand classique chinois « le voyage vers l’occident » où «pérégrination vers l’ouest», que j’avais évoqué dans cet article :

L’étrange roman du Diletta

L’étrange roman du Diletta

« La grande pagaille du Diletta », le gros Tezuka qui vient de paraître chez FLBLB, n’est pas l’un des chefs-d’œuvre de Tezuka, et n’est pas non plus l’un de ses meilleurs Gekigas, ce genre auquel il avait résisté avant de s’y adonner pour y produire son meilleur. Ce n’est donc pas un chef-d’œuvre, mais un Tezuka Lire la suite

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

Albator : Trésor vivant, nostalgie et misogynie

matsumotoJe me suis dit un peu rapidement « pour me remettre en jambe, pourquoi ne pas profiter de la venue en France d’un trésor vivant du Japon ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi pas ? Et c’est innocemment que je me suis penché sur le cas de Leiji Matsumoto de passage au 40e Festival international de la Bande dessinée et papa de celui qui reste ancré dans la mémoire d’une génération de français sous l’étrange nom d’« Albator », série d’animation qui participa à l’invasion de la TV française par les animés nippons dans les années 80.

Se noyer dans Kamui Den

Se noyer dans Kamui Den

Merci à Yann / Pour André…

Voilà maintenant un an que j’ai repris la lecture intensive de bande dessinée. J’ai changé de sujet d’étude, et c’est assez naturellement que je me suis tourné vers la BD, par commodité, puisque c’était l’un des sujets qui ne me demanderaient pas plusieurs années de lectures pour atteindre la connaissance historique minimum nécessaire pour écrire des choses qu’on peut espérer pertinentes.

La persistance des formes culturelles du duel dans le manga

La persistance des formes culturelles du duel dans le manga

Après avoir refermé le Nième Manga dit « de combats » qui répétait jusqu’à l’usure la même scène de duel ultra codée sortie intacte d’un Japon aussi fantasmé que féodal, il devenait évident que j’étais en présence d’un ressort topique particulièrement persistant, voir poisseux, puisqu’on le retrouve systématiquement dans le manga d’action contemporain.

La prosecogenie du manga par la face nord…

La prosecogenie du manga par la face nord…

manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier-193x300Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de Jean-Marie Bouissou, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial.

Lorsque j’ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j’en avais relativement peu lu. De la même manière que pour le reste de la bande dessinée dont je m’étais écarté pendant une bonne vingtaine d’années.

Les pérégrinations d’un singe [complètement] à l’Ouest !

Les pérégrinations d’un singe [complètement] à l’Ouest !

1378766344Pour l’étude des récits contemporains, il y a des références incontournables dans toutes les régions du monde. L’usage d’une « référence universelle » assure le scénariste ou le journaliste d’un effet de « connivence maximum » avec le public. Mais cet art de la version n’est jamais totalement universel et a des effets plus ou moins locaux puisqu’il dépend de la culture partagée d’une population donnée. Et puis il a les textes dits « universels », qui bizarrement le sont assez peu, c’est toujours un peu l’universel de chez nous, même si j’imagine que peu de gens dans le monde n’identifieraient pas la dernière version d’Alice, aussi célèbre à peu près partout grâce à Disney peut-être…

Le Manga dans les marges de l’Histoire

Le Manga dans les marges de l’Histoire

Je suis partagé… J’ai acheté les deux gros volumes d’Une vie dans les Marges de Yoshihiro Tatsumi, édité chez Cornelius, parce que ça me semblait un témoignage incontournable sur une période charnière de l’histoire du Manga… Et maintenant que je l’ai lu…, je suis partagé…

Les premiers dessins de Toshio Saeki

Les premiers dessins de Toshio Saeki

Je possédais déjà le livre « Japon intime » sortie en 90 chez Albin Michel. S’y étalaient en couleurs vives son humour noir et l’esthétique pop de ses estampes déviantes. Ramené d’une visite à la galerie Da-End un petit livre dense et beige, rempli de dessins noir Lire la suite