critique

Un rêve désolé

Un rêve désolé

J’ai rêvé cette nuit de Gombrowicz et Schulz. C’est une chose remarquable, de rêver de ces deux-là, et je me demande bien pourquoi. J’ai l’impression que tout tournait autour du titre « boutique de cannelle », cannelle qui dans mon rêve, dans sa conclusion plutôt, était le contenant d’un homme, et qui s’écoulait en ruisseau Continue reading Un rêve désolé

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Oui, qui suis-je ? Mais attention, pas le qui suis-je habituel, celui auquel je réponds, pour moi, depuis toujours, imparfaitement, et encore plus imparfaitement sur le réseau, en y stockant mes archives, comme un abandon à l’inéluctable, avec ce fond de mélancolie spécifique des poètes qui s’inscrivent tout en sachant que rien ne reste jamais Continue reading Qui suis-je ?

Bondage français

Bondage français

Jeandel était un petit bourgeois d’une calme province française, né au milieu du XIXe siècle, discret comme il se doit, suffisamment cultivé, aspirant-artiste, passionné d’archéologie régionale, catholique de convenance, raisonnablement progressiste, plutôt gentil, et toute sa vie fidèle (selon les critères bourgeois de l’époque) à une femme bien plus jeune que lui… En résumé un homme du XIXe siècle sans histoire. Mais même les vies sans histoire ont parfois de l’ironie.

Pour Chabrol

Je suis toujours surpris par ce qui me fait réagir, au point que je risque d’avoir encore à le dire. Mais ça, c’est peut-être le plus étrange. Je vais parler de la couverture des Cahiers du Cinéma d’octobre 2010. Pourquoi donc ? Parce que cette couverture m’a fait plaisir, un plaisir fou, et j’ai instantanément compris, Continue reading Pour Chabrol

la femme-félin, figure zoomorphe transculturelle

« L’amour est la plupart du temps un sous-produit du meurtre » Agatha Christie Notes du 9 août 2010 Mes enthousiasmes désordonnés naissent généralement d’une simple coïncidence. Ainsi, de la coïncidence de deux recherches concomitantes — sur le photographe Charles François Jeandel, qui m’obligeait à lire les publications des psychiatres de la toute fin du XIXe siècle, Continue reading la femme-félin, figure zoomorphe transculturelle

Disloqué

Bien. Dont acte. Je suis disloqué. Éparse, ce qui m’appartient, comme autant de membres fantômes, gît loin de moi, ce moi incertain du manque de substance, ne laissant à moi qu’une gêne sourde. Dire qu’on entend qu’internet est confusion ! Que dire alors du salariat, de cet esclavage moderne qui disloque et broie, qui arrache, Continue reading Disloqué