Détresse visuelle

Le carnet de recherche d’Alain François

Alfred Kubin, victime de la dictature de la réception

Juste avant la tornade de paranoïa collective qui s’est abattue sur les campagnes [électorales] de mon petit pays, je pensais à quoi, déjà ? Ha oui, je venais d’extraire de ma bibliothèque et reparcourir trois petits fascicules d’Alfred Kubin, le dessinateur autrichien, édités par Allia en 2007 : « Le cabinet de curiosité », « le travail du dessinateur » et « ma vie ». Je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment lu « ma vie », donc « sa » vie.

Je ne peux pas dire que j’ai une passion particulière pour Alfred Kubin, dessinateur que je classais instinctivement comme « symboliste tardif », ou pour être plus indulgent, coincé entre “symboliste tardif” et “précurseur du surréalisme”… Un artiste de transition en quelque sorte, coincé entre deux époques, coincé entre deux siècles… La lecture de sa vie, texte rapide mais informatif, m’a permis de préciser mon jugement et m’a, du même coup, provoqué quelques réflexions d’ordre plus générales. Read More →

La boucle des portes de la nuit

Les films en une nuit sont des boucles. Je voulais vérifier ça en regardant “Les portes de la nuit” de  Marcel Carné, voir s’il était comme “After Hours” de Martin Scorsese que j’avais vu en salle, à sa sortie.

Réponse : Oui, “Les portes de la nuit” est une boucle.

Je me suis demandé combien j’avais vu de films dont l’action se déroule en une nuit ?

L’extraordinaire “Qui a peur de Virginia Woolf ?”, je crois… et je suppose presque tous les films d’horreur… 

Trouve sur le web une page qui recense les films dont l’action se déroule en moins de 24h… Il y en a une pelletée, et majoritairement des saletés. La concision temporelle n’est pas un gage de qualité…

Et donc, “les portes de la nuit“. Pas l’impression de l’avoir déjà vu. Film beau, mais chiant (apparemment, un critique l’avait rebaptisé “les portes de l’ennui” à sa sortie), relativement dispensable et surtout terriblement sinistre. Bon, c’est du Carné… Read More →

Le système du poil dans la BD : un contre-exemple chez Fabrice Neaud

[ Attention : billet très légèrement narcissique ]

Dans la deuxième partie de son dernier article sur “La bande dessinée et la Tapisserie de Bayeux”, Patrick Peccatte note judicieusement que « Le système du poil de la bande dessinée est fondamentalement différentialiste, explicite et stable – c’est un dispositif graphique permettant d’identifier et distinguer les personnages, et pour cela il assure leur persistance visuelle au long de la narration. ».

Il rappelle que les dessinateurs de BD utilisent souvent la chevelure, entre autres, pour fixer une fois pour toutes le caractère d’un personnage…
Et en effet, comment nier que très souvent les cheveux ou la barbe font partie des moyens « faciles » qui permettent aux dessinateurs d’identifier un personnage ? Read More →

Une fille dans un arbre

On ne voit que ce que l’on connaît déjà. C’est ainsi que nous sommes tous aveugles. Et c’est comme ça que lorsque nous découvrons quelque chose (un objet, un auteur, un type d’image, un concept..) que nous ne connaissions pas, nous le voyons brusquement partout. On pourrait réécrire l’histoire du monde sous cet angle, mais je vais me contenter de ce que j’avais prévu : un court billet sur ce petit livre allemand de photographies de femmes perchées dans des arbres que m’a prêté Mai Li Bernard la semaine dernière.

Et en découvrant cette étrange collection, mon premier réflexe a été de penser que je n’en avais jamais vu… Où plutôt, que je n’en avais pas « détecté le genre », lors de ma folle tentative pour écrire une taxonomie des images voguant sur le réseau Tumblr.

Ici :

Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 1 / Introduction
Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 2 / construction de la machine
Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 3 / lectures
Tumblr, la sédimentation d’un imaginaire commun. 4 / subjectivité
Tumblr, média social. 1 / approche expérimentale / introduction Read More →

Goku et la monoroue (note de lecture)

4701Je lis en travers « Goku », un manga de 1987 de Buichi Terasawa, l’auteur du célèbre « Cobra ». Je délaisse un peu Musil qui va me suivre longtemps. Il est chiant aussi à se demander « On peut lire les poètes, étudier les philosophes, acheter des tableaux, disserter toute la nuit : mais ce que l’on y gagne, est-ce de l’esprit ? ». Et bien, du coup, puisqu’il n’y a pas plus d’esprit à trouver chez les philosophes qu’ailleurs (je le savais depuis longtemps, mec, je les ai beaucoup  fréquentés), je lis des mangas,  ramené à la chose par la consultation de la bibliothèque de mon neveux.

Alors, Goku, qui donc s’appelle Goku, comme le roi singe, a aussi un bâton qui s’allonge indéfiniment, comme le roi singe… Ce Goku là est un détective du futur qui évoque beaucoup City Hunter de Tsukasa Hōjō, série commencée deux ans avant. Et donc, ce Goku est aussi l’un des avatars du roi singe du grand classique chinois “le voyage vers l’occident” où «pérégrination vers l’ouest», que j’avais évoqué dans cet article : Read More →

Une passion familiale : Les photos de Paul (1)

Pour débuter mon exploration de la photographie familiale, une première sélection de photos de la fin des années 40 au début des années 70 (presque jamais datées ni annotées) de mon grand-père paternel, Paul François, orphelin, garçon de ferme, bûcheron,  zouave, mineur raté, livreur de lait, croque-mort, plombier, graveur de plaques mortuaires, mélangeur de peinture, vendeur de clefs à molette, réparateur de truc, etc., etc., et amateur de photos (approximativement) carrés bien avant Instagram.

Les photographies de Paul François sont et restent des photographies familiales. Je reviendrais plus tard sur le sujet. Mais on peut déjà noter qu’il est difficile parfois de savoir qui a fait la photo, car c’est une photographie [paradoxalement] “sans auteur”. Ce qui compte ici est de saisir un moment, peu importe que l’appareil soit tenu par le possesseur de l’appareil, par sa femme, un enfant, un ami, ou une branche judicieusement placée… C’est une pratique modeste et privée qui n’a de lien avec un contexte culturel plus large que par une évidente tension esthétique plus ou moins maîtrisée. Read More →

La guerre de Käthi

Toute photographie est un sphinx. Devant une photographie non informée, nous sommes désemparé, ne sachant quelle relation établir avec ce morceau de papier inerte.

Cet été malheureux, Je fouille, brasse et trie une masse de photographies anciennes. La seule chose que je sais, c’est qu’elles appartenaient à mes grand-parents paternels, et que si ces clichés anciens ont été conservés, c’est que pour eux, chaque photographie signifiait quelque chose. D’ailleurs, une bonne part des photographies étaient disposées dans deux petits meubes à tiroir de chaque côté du fauteuil de mon grand-père. Ce qui indiquerait qu’il les consultait encore peu de temps avant sa mort, il y a maintenant 4 ans. Il relisait sa vie, égrainant pour lui seul le chapelet des évocations. Pour lui seul, car personne de mes générations n’avaient vu la plupart de ces photographies. Ce qui, je dois l’avouer, me chagrine. Je ne connaissais pas l’apparence du père de ma grand-mère, par exemple. Read More →

Ce que dit Albert-Kahn en Open data

J’ai toujours éprouvé une certaine fascination pour l’exemplaire Albert Kahn. Son projet, au-delà de la philanthropie et de l’humanisme affiché, semble démontrer qu’il ressentait très puissamment le pouvoir de la photographie, sa capacité à provoquer une mélancolie dont l’objet n’a pourtant aucun lien biographique avec nous.

Aujourd’hui (14 juin 2016), un ami facebook partage un lien sur le site de la fondation :

Je vais voir, et découvre avec satisfaction la géolocalisation des clichés : Read More →

La queste du «Capitaine Mulet»

J’ai un rapport un peu particulier avec le travail de Sophie Guerrive. J’ai été l’observateur privilégié de la genèse de son dernier livre, «Capitaine Mulet», qui vient de sortir chez 2024 deux bonnes années après son achèvement. Et elle m’a offert tous ses livres… Même ceux dont elle ne veut plus parler, et donc, dont je ne parlerais pas… Je ne parlerais pas de… Je… Ha c’est pénible ! Mais voilà, les auteurs ont souvent des problèmes avec leurs premiers livres… dont je ne parlerais pas de… Read More →

Derrière Disney, ou la revanche des auteurs

J’exhume ici un brouillon d’article qui date d’au moins 2 ans (je ne sais plus exactement quand je l’ai commencé, l’ayant déplacé de Dropbox à Drive et enfin dans les brouillons de ce blog), mais qu’il me semble intéressant de publier aujourd’hui car il évoque un rôle culturel des fans (déjà abordé dans “Le nerd comme agent culturel” et Pourquoi Roland est-il furieux ?). C’est ma modeste contribution à quelques questions importantes développées ailleurs.

 Alain François, 3 Janvier 2016

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Une lecture de Gotham, la série

En passant, rapidement, une lecture de Gotham, la petite série qui met en scène l’enfance de la faune hétéroclite qui peuple les aventures de Batman. Conformément à l’ambiance très noire des derniers films, et conformément à l’évolution des comics depuis les années 70, cette série est un pulp, un polar crasseux presque classique. Les histoires tournent autour du commissariat d’une ville (Gotham) corrompue par une mafia folklorique ayant des ramifications partout, de l’industrie à la finance en passant par la politique et la police… Puisque Batman est encore un enfant, le héros central est « le seul policier intègre » de la ville, qui doit devenir, dans l’avenir de la série et le présent des comics depuis 1939, le célèbre « commissaire Gordon » qui peut convoquer Batman grâce à un projecteur qui tatoue les nuages d’une chauve-souris géante. Read More →

En Coree \ en France de Yoon-Sun Park

Yoon-Sun Park

Yoon-Sun Park est une jeune auteure de bande dessinée coréenne qui vit depuis 2008 en France. Elle a publié un livre chez Sarbacane en 2011 et deux chez Misma (2013 et 2014), mais pour son projet le plus personnel, elle a choisi l’auto-édition. Elle voulait y parler librement de sa famille, de la Corée et de sa découverte de la France, et ce choix de l’auto-édition lui permettait de garder la maîtrise totale du contenu et de la diffusion du livre.

Le diptyque En Corée \ En France

En deux petits romans graphiques auto-édités, Yoon-Sun Park nous livre ses souvenirs de la Corée et sa découverte de la France. Ces deux livrets à l’allure si modeste sont une si belle surprise qu’à la fin j’ai eu la douce impression qu’une amie venait de m’envoyer une longue lettre, une lettre manuscrite, reçue par la vieille poste. Une chose qui n’arrive plus, ou presque… Read More →

Pourquoi Roland est-il furieux ?

Donc, le virus ne meurt jamais vraiment, puisque, comme petit paquet mignon d’informations organisées, il n’a fait que glisser à travers moi vers d’autres gentils hôtes. Je me demandais, s’il était possible de se détecter en période d’incubation et que nous réussissions à nous isoler pendant ce temps, entendrions-nous l’exaspération du virus brusquement célibataire ?

Et j’en sors comme de petites vacances. Où plutôt, en bon hyperactif, voilà qui est à peu près ce qui se rapproche le plus du concept de vacances pour moi. Alors, sur mon canapé, me suis avalé une série entière adaptée de l’univers Marvel, et je ne suis pas sûr de pouvoir en dire vraiment quelque chose d’intelligent, sinon noter les manigances scénaristiques auxquelles je suis maintenant plus sensible peut-être ? Hum… Non. Et j’ai lu Roland furieux de l’Arioste (début de rédaction : 1503), un texte que j’avais fréquenté, mais sans franchement lui porter l’intérêt qu’il mérite. Read More →

“ma vie parmi les auteurs de bd” une expo pendant le FIBD2015

La Maison des auteurs, résidence Angoumoisine d’auteurs de bande dessinée, présente une large sélection de photographies de mon projet en cours “Romantic iPhone”  à l’occasion du Festival international de la bande dessinée 2015.
 Du 29 janvier au 1er février 2015, environ 300 tirages 10×10 seront exposés dans la continuité de l’exposition officielle des auteurs en résidence.

Je remets ici la présentation de ce projet photographique :

“Romantic iPhone est un journal visuel intime/extime exclusivement réalisé avec un smartphone. Il raconte ma vie au sein de la communauté des auteurs de bande dessinée et autres producteurs d’image. C’est un album souvenir, un objet d’art social, une autofiction, une fiction collective. Malgré les contraintes, format carré et usage exclusif de l’appareil photo du smartphone, il s’amuse des usages communs de la photographie de partage et des esthétiques induites par l’usage des filtres.”

Préparation de l’exposition dans l’atelier que je partage avec Elric Dufau :

expo

La page de la Cité de la bande dessinée et de l’image : www.citebd.org/spip.php?article6971

Le blog photographique Romantic iPhone : romanticiphone.tumblr.com

 

 

 

Maestro : imitation de la beauté

En regardant Maestro, de Léa Fazer, je me posais cette question : l’imitation de la beauté produit-elle de la beauté ?

Mais avant ça, une autre question, sur ce désir actuel de quelques auteurs discrets de parler du cinéma d’auteur dans leur film. C’est un sujet en soi, de mettre en scène le tournage ou la promotion d’un film d’auteur, mais aussi d’aborder les problèmes complexes et irrésolus du goût que posent ces objets esthétiques qui peinent souvent à trouver leur public.
Problèmes complexes et nuancés abordés par la distraction des adolescents comme unique critère de financement dans le film de Claude Duty (Chez nous c’est trois ! ), et ici, dans « Maestro », par la rencontre de l’acteur « au gout vulgaire » avec un réalisateur poète, pseudo Rohmer incarnant la notion même d’auteur. Read More →

Amruta Patil dans son atelier

En me dirigeant vers l’atelier d’Amruta Patil, une légère inquiétude : J’estime l’abîme de mon ignorance sur la culture indienne. Vertige ! En particulier, sur la culture contemporaine… Et mon cerveau tente tardivement de rassembler les quelques repères littéraires, artistiques ou cinématographiques à sa disposition : un dérisoire théâtre d’ombres noyé dans l’immensité d’un pays monde !

Mon flou mental est à l’exacte image de la brume sale, froide et humide qui efface la vallée aujourd’hui, ce 16 décembre si proche du jour le plus court de l’année. Je sais que la lumière sera faible et donc, que les conditions de prises de vue seront difficiles pour mon pauvre Smartphone. Read More →

Le deuil de Laura Ingalls

J’ai découvert au hasard d’un partage d’article sur facebook que Laura Ingalls est un personnage historique. C’est idiot peut-être, mais découvrir la chose m’a troublé. J’ai trouvé ce trouble idiot, puisque je n’ai pas d’attachement nostalgique à ce personnage de fiction.
Oui, enfant, j’ai subi « la petite maison dans la prairie », car lorsqu’on est enfant on absorbe ce qui se présente. Mais depuis toujours, j’ai une répulsion pour les fictions larmoyantes. Comme celles qui, à l’image de la littérature morale du XIXe siecle, n’hésitent jamais à se vautrer dans la boue poisseuse du pathos. Read More →

Les promenades de Nylso

IMG_8435Vendredi (5 décembre 2014), je suis passé voir Nylso à la Maison des auteurs (Angoulême). Sa résidence s’arrête à la fin du mois de décembre et je voulais le photographier dans son atelier avant son départ. Il est encore installé pour quelques jours dans un grand atelier collectif en sous-pente. J’aime bien ce 3e et dernier étage de La Maison des Auteurs, car les fenêtres mansardées barrent les photographies de grandes diagonales de lumières qui évoquent un décor de SF ou de film expressionniste. Read More →

Pigmentation d’un discours amoureux

« Pigmentation d’un discours amoureux » est le titre d’un livre de Mai Li Bernard. C’est un petit livre blanc paru discrètement en octobre 2014 et qui aurait pu s’intituler « petit précis d’incommunicabilité ».

C’est un recueil de planches de bande dessinée mettant en scène des situations de la vie amoureuse. Bien, sauf que les malheureux protagonistes, déjà coincés dans la situation la plus riche en malentendus, n’ont à leur disposition pour dialoguer qu’un nombre très limité de gommettes de couleur !

La vie n’est pas toujours simple ! Read More →

Visite de l’atelier de Jessica Abel

Hier était une très belle journée de novembre. Une lumière exceptionnelle à un mois du solstice d’hivers. Je décide d’en profiter pour faire une petite visite à la Maison des Auteurs (Angoulême) pour ramener des photographies de Jessica Abel dans son atelier. L’occasion d’apercevoir les planches de ses projets en cours, dont son intriguant “Trish Trash : Rollergirl sur Mars” qui va paraitre en janvier prochain chez Dargaud : Read More →

Tumblr, média social. 1 / approche expérimentale / introduction

Je ne fais jamais les choses très simplement. C’est vrai, mais malgré la complexité de ma démarche actuelle, je vais tenter de vous l’exposer en quelques articles nouveaux, comme l’année dernière.

J’ai commencé il y a environ un an et demi à observer le réseau social Tumblr.

L’approche expérimentale était indispensable vu la nature sociale et numérique du médium.

Si vous rentrez dans le métro et que vous vous asseyez à côté d’un parfait inconnu, il y a de grandes chances pour qu’il ne se passe rien. Si vous engagez la conversation, vous créez la conversation, et vous provoquez l’interaction sociale. Mais vous ne l’inventez pas. Cette réalité de la conversation était potentielle dans le fait que deux humains se retrouvaient côte à côte. Donc, vous ne perturbez pas ce que vous observez, mais vous en faites partie, car votre nature est la même que celle de votre sujet. Poncif.

Ce qui est évident en sociologie l’est encore plus dans un réseau social numérique. Celui-ci n’est observable que si vous provoquez vous-même des interactions sociales. Donc, si vous acceptez de participer. Sinon ? Sinon, il n’y a simplement rien à observer. Read More →

L’épreuve sexuelle

À partir de :

– La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche
– Welcome to New York,
d’Abel Ferrara
– Nymphomaniac,
de Lars von Trier

Où sont les désirants ?

Dans ce début de XXIe siècle, Le sexe au cinéma est morbide, sadien, triste, marchand, froid, sportif, désespéré… Mais aussi paradoxalement cru et factice. Et devant le rejet à peu près universel que provoque le dernier Ferrera, je me suis demandé si nous n’étions pas arrivés à un point limite ? Car je n’aurais jamais cru écrire ça un jour, mais au cinéma, je sors maintenant moralement et physiquement épuisé des scènes à caractère sexuel. Read More →

La vie domestique et autres dépendances

Je poste (très en retard) ce billet sur « La vie domestique » d’Isabelle Czajka…

Je me disais, comme ça, en regardant un film ni bon ni mauvais, chronique française de la vie pavillonnaire, pensant que je n’en pensais rien, que cet ennui si ennuyeux qui me prends parfois devant ce genre de spectacle, mais aussi tout autant au court de lectures qui devraient me nourrir l’esprit, peut-être, était l’indice d’un bouleversement essentiel de mon rapport à ces choses-là.

Ces choses-là, nourritures culturelles. Read More →

L’appropriation limite

Tout l’exercice de photographie de smartphone que j’ai commencé fin 2012 est voué au partage et à la circulation libre de ces images. Et je collecte méticuleusement les partages et appropriations dont elles font l’objet. C’est à la fois amusant et gratifiant pour moi ! Mais ce n’est pas toujours aussi agréable qu’un reblog ou que la création d’un profil facebook… Read More →