critique

Nuit encore

Nuit encore

Où en est donc cette idée de tenter de définir un « contexte historique » à mon existence singulière ? Mes gentils tourments métaphysiques m’ont de nouveau submergé, et j’ai très vite oublié mes résolutions. Et pourtant, la période est propice, avec ses convulsions si violentes qu’on pourrait envisager que l’ordre du monde ne s’en remette pas. Il Continue reading Nuit encore

Pull de cheval #1

Pull de cheval #1

Initié par Camille Déjoué, voilà un bien chouette petit comics qui reprend nickel les codes du comics underground US. C’est séduisant, ça donne envie de feuilleter, de lire, de mater. Ça donne envie de le garder surtout, et ça, c’est pas toujours le cas…  Participent à ce premier numéro : Jack Torrance, Juliette Déjoué, Stéphane Continue reading Pull de cheval #1

« L’invention de Gallica » de Jorge Luis Casares

« L’invention de Gallica » de Jorge Luis Casares

C’était il y a quelques années, en 2006 je crois… Nous terminions une longue nuit dans l’ancien appartement de Jean-Pierre Mourey. Et je ne sais plus comment la conversation avait échoué là, sur les œuvres de fiction qui nous ont imprégnées et après lesquelles on peut courir pendant des années. Et parmi mes chimères mémorielles, Continue reading « L’invention de Gallica » de Jorge Luis Casares

Dans la tempête

Dans la tempête

Je ne suis rien d’autre qu’un genre mal formé d’Œdipa Mass, guettant les coïncidences pour en faire des canevas. La superstition est surement le mouvement le plus fort, le plus irrépressible de l’esprit. Les petites choses qui carambolent chaque jour construisent le récit autoritaire. Contre vent démolisseur et marée broyeuse, l’esprit rapproche, assemble, fusionne et Continue reading Dans la tempête

Satyre médiatique

Satyre médiatique

Dimanche 15 mai 2011, Nous nous sommes réveillés dans un monde légèrement différent. C’est le propre des événements historiques, de modifier plus ou moins subtilement la qualité du réel. Bien sûr, nous ne sommes pas en guerre, et donc notre vie quotidienne va rester ce qu’elle est encore quelque temps… Malgré tout, il semble que Continue reading Satyre médiatique

Réminiscences

Réminiscences

Je me souviens de ce moment où j’ai interrompu ma lecture, cette longue et unique lecture entreprise quelque part au moment du début. Cette première interruption, car longtemps après j’avais fini par identifier l’origine de ce tarissement soudain en imaginant que je vivais alors, par les hasards de la vie, dans l’un de ces romans Continue reading Réminiscences

Animal social

Animal social

C’est vraiment involontaire… Quoi ? Ho ! que Bourdieu sorte deux fois du jeu en deux billets… Mais bon, quand on est dans le sujet jusqu’au cou, ça doit bien être normal, non ? Voilà ce qui m’est venu en marchant, « La sociologie n’est pas un sport de combat, mais une volupté ». Et bien sûr, comme Continue reading Animal social

Métaphysique

Métaphysique

Je m’interrogeais… sur mon état mental… Je m’interrogeais, me demandant ce que ça pouvait bien indiquer de trouver « une qualité romanesque » à l’odeur de pisse et de merde montant du fond de ses chiottes…

Vices

Vices

Je dis un truc, je fais le contraire. Peut-être pour ça que j’accorde si peu d’importance à ce que je dis… Y-a-qu’à voir ce blog… Je l’ouvre, je dis, je fais pas, je tergiverse, j’hésite, j’y arrive pas, je flippe, je m’invente des histoires, que j’ai peur de « replonger » par exemple, puisque le blog est Continue reading Vices

Un rêve désolé

Un rêve désolé

J’ai rêvé cette nuit de Gombrowicz et Schulz. C’est une chose remarquable, de rêver de ces deux-là, et je me demande bien pourquoi. J’ai l’impression que tout tournait autour du titre « boutique de cannelle », cannelle qui dans mon rêve, dans sa conclusion plutôt, était le contenant d’un homme, et qui s’écoulait en ruisseau Continue reading Un rêve désolé

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Oui, qui suis-je ? Mais attention, pas le qui suis-je habituel, celui auquel je réponds, pour moi, depuis toujours, imparfaitement, et encore plus imparfaitement sur le réseau, en y stockant mes archives, comme un abandon à l’inéluctable, avec ce fond de mélancolie spécifique des poètes qui s’inscrivent tout en sachant que rien ne reste jamais Continue reading Qui suis-je ?

Bondage français

Bondage français

Jeandel était un petit bourgeois d’une calme province française, né au milieu du XIXe siècle, discret comme il se doit, suffisamment cultivé, aspirant-artiste, passionné d’archéologie régionale, catholique de convenance, raisonnablement progressiste, plutôt gentil, et toute sa vie fidèle (selon les critères bourgeois de l’époque) à une femme bien plus jeune que lui… En résumé un homme du XIXe siècle sans histoire. Mais même les vies sans histoire ont parfois de l’ironie.

Pour Chabrol

Je suis toujours surpris par ce qui me fait réagir, au point que je risque d’avoir encore à le dire. Mais ça, c’est peut-être le plus étrange. Je vais parler de la couverture des Cahiers du Cinéma d’octobre 2010. Pourquoi donc ? Parce que cette couverture m’a fait plaisir, un plaisir fou, et j’ai instantanément compris, Continue reading Pour Chabrol

la femme-félin, figure zoomorphe transculturelle

« L’amour est la plupart du temps un sous-produit du meurtre » Agatha Christie Notes du 9 août 2010 Mes enthousiasmes désordonnés naissent généralement d’une simple coïncidence. Ainsi, de la coïncidence de deux recherches concomitantes — sur le photographe Charles François Jeandel, qui m’obligeait à lire les publications des psychiatres de la toute fin du XIXe siècle, Continue reading la femme-félin, figure zoomorphe transculturelle

Partir en « voyage » avec Yuichi Yokoyama

Partir en « voyage » avec Yuichi Yokoyama

Voilà, un coup d’Amazon ( l’entreprise qui en sait bien plus sur moi que facebook, l’administration française et toute ma famille réunis) et j’ai reçu « Voyage » de Yuichi Yokohama, aux éditions « Matière ». Mon premier Yokoyama, pas le dernier…

Disloqué

Bien. Dont acte. Je suis disloqué. Éparse, ce qui m’appartient, comme autant de membres fantômes, gît loin de moi, ce moi incertain du manque de substance, ne laissant à moi qu’une gêne sourde. Dire qu’on entend qu’internet est confusion ! Que dire alors du salariat, de cet esclavage moderne qui disloque et broie, qui arrache, Continue reading Disloqué